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Fatapera Madagascar

FATAPERA 

Presque la majorité de la population malgache n’a pas le moyen d’utiliser des réchauds à gaz ou électrique, car malheureusement plusieurs lieux à Madagascar n’ont pas accès à l’électricité. Le premier et pour le moment le seul fournisseur d’électricité officiel à Madagascar est la « compagnie nationale d’eau et d’électricité » JIRAMA, qui est aussi entièrement gérée par l’état malgache.

Etant donné qu’elle est la seule distributrice d’électricité dans tout le pays, le courant fourni est malheureusement très cher mais aussi insuffisant. Actuellement, les coupures d’eau et d’électricité font partie de la vie quotidienne des citadins. Donc, la meilleure solution pour la cuisson des aliments c’est le « fatapera » !

Etymologiquement, le mot « Fatapera » vient d’une combinaison de deux mots malgaches « Fatana » qui signifie réchaud et « fera » ou fer, ce qui donne le mot « Fatam-pera », mais on a l’habitude d’écrire ou de prononcer « Fatapera », comme çà c’est aussi plus facile.

Le Fatapera est un « ustensile à cuisine » en forme d’une potière ou d’une cuve réfractaire avec un « karakara » ou une « grille » au milieu avec des supports dans la partie supérieure permettant de poser la marmite ou la poêle ou la casserole. La plupart des malgaches à la campagne comme dans les grandes villes utilise ce réchaud traditionnel pour cuire les aliments. Ceci est très facile à utiliser et aussi valable pour toutes les classes sociales. Le fatapera fonctionne seulement au charbon de bois en malgache « arina fandrehitra». Pour allumer le charbon, on aura besoin de quelques morceaux de bois ou du papier, on les allume et c’est parti… On a maintenant assez d’énergie pour la cuisson!

La principale source combustible à Madagascar est le charbon de bois. Car les appareils électroménagers ne sont pas toujours à la portée de tous. Par contre, la source d’énergie au charbon est financièrement accessible à tous les malgaches, car le coût d’un sac de charbon varie entre 10 000 Ariary à 25 000 Ariary soit entre 3 à 6 Euro. Une famille de 4 personnes consomme à peu près 1,5 ou 2 sacs de charbon par mois. Ce qui est bien plus abordable que le gaz ou l’électricité.

Par ailleurs, le charbon de bois est l’un des facteurs qui accélère la destruction rapide de l’environnement, des forêts et des biodiversités de Madagascar. Donc pour réduire la consommation du charbon, il y a différentes associations environnementales à Madagascar, qui sensibilisent les gens à utiliser le « fatapera mitsitsy », celui-ci économise le charbon.

Dans chaque habitation à Madagascar, on peut y trouver au moins un fatapera. Ceci est très pratique et aussi plus rapide que d’autres appareils à cuisson. En effet, il y a deux types de fatapera : il y a l’ustensile rudimentaire fabriqué en métal ou en tôle de fer, qui est souvent disponible en forme carrée. Ce type de réchaud consomme beaucoup plus de charbon mais il diffuse beaucoup d’énergie que les autres et est donc plus rapide. L’autre type de réchaud c’est le fatapera fabriqué à base « d’argile cuite », qui est aussi très connu sous le nom « fatapera mitsitsy». Ce réchaud permet de consommer moins de charbon car l’argile absorbe mieux la chaleur que le fer. Généralement, ceci a une forme circulaire et c’est aussi plus cher que le simple fatapera, le coût de ce réchaud économe varie entre 1 à 6 Euro, selon la qualité.

Ce « cuiseur économe » joue un rôle très important dans la cuisine malgache. Lors d’une petite promenade dans la ville d’Antananarivo, on constate que les fatapera sont indispensables pour les petites gargotes de la ville. Les marchands s’installent partout sur le trottoir, avec leurs réchauds et leurs marmites dans lesquelles on y trouve des soupes, du riz avec des légumes, des viandes et même des patates douces, du maïs, du manioc, etc… Ils utilisent aussi ce réchaud pour les fritures comme les beignets de bananes ou des légumes, pomme de terre et aussi pour les fameuses « maskita » ou brochettes et surtout pour les grillades… Sûrement même dans les grands restaurants, ce cuiseur typiquement malgache est aussi très utile. Comme il est très facile à porter, la famille malgache a l’habitude d’en apporter un lors d’une petite excursion hors de la ville… En pleine nature, accompagnée par un son de musique tropicale, elle fait griller des viandes ou des « maskita » à base de viande grasse et des petits légumes sans oublier la sauce de pistache un peu piquante qui va avec… Chez nous on dit souvent que les aliments cuits par le fatapera ou par le feu de bois sont les plus délicieux !

Octobre 2020, écrit par Fanasina, PRIORI Antananarivo

Madagascar: les ponts sur les rivières de Betsiboka et de Kamoro

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Madagascar: les ponts sur les rivières de Betsiboka et de Kamoro

Au départ d’Antananarivo, la route nationale 4 (RN4), qui mène vers le nord, passe par la ville de Maevatanana. Cette bourgade est considérée comme la frontière des hauts plateaux et de la plaine côtière. Maevatanana est également la capitale de la région de Betsiboka. Homonyme du fleuve, la région de Betsiboka traverse le territoire dans la direction Sud au Nord.

La petite ville de Maevatanana se trouve à seulement 70 mètres d’altitude, à l’Est de la rivière d’Ikopa; celle-ci approvisionne la capitale en eau potable. A 40 km au nord de Maevatanana, l’Ikopa se jette dans le fleuve de Betsiboka, qui à son tour se jette dans le grand delta intérieur de Majunga.

Madagascar: les ponts sur les rivières de Betsiboka et de Kamoro

Le pont sur le fleuve de Betsiboka
A 20 km à l’Est de la ville de Maevatanana, au PK 336 + 700, un pont rectiligne en acier surplombe le fleuve déchainé de Betsiboka.
A cet endroit, en 1934, un premier pont suspendu, d’une portée de 130 mètres, a été construit par une entreprise française du nom de Leinekugel Le Coq.

Madagascar_Betsiboka_pont

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En 1942, pendant la Seconde Guerre mondiale, ce pont suspendu a été endommagé par les troupes de Vichy qui battaient en retraite.

La partie centrale du pont était dans l’eau. Mais le 11 Septembre 1942, les armées britannique et sud-africaine, en approche, ont quand même pu emprunter la chaussée effondrée ; et cela malgré les bombardements de l’armée française de Vichy.

Le pont en fer, gravement endommagé pendant la guerre, a été démoli. Et un simple pont métallique, de style Bailey, avec des entretoises métalliques en forme de treillis, a été construit au même endroit.

Le pont, à voie unique, d’une longueur de 280 mètres, fonctionne toujours et a été rénové en 2015. Ce pont relie la route nationale 4 et montre un paysage spectaculaire sur les cascades et les rapides qui débouchent progressivement dans la gorge du fleuve de Betsiboka. Pendant la saison des pluies, lors des crues, le fleuve se déchaîne et d’énormes quantités d’eau se jettent vertigineusement sur les rochers en formant de la mousse. Un moment exceptionnel ! En saison sèche, les eaux sont moins tumultueuses. Toutefois, elles restent de couleur rouge, la couleur de l’érosion.

 

Madagascar: les ponts sur les rivières de Betsiboka et de Kamoro
Le pont sur la rivière Kamoro

Madagascar_Kamoro

Madagascar_Kamoro

Au PK 406, l’imposant pont suspendu surplombe la rivière de Kamoro à 206,5 mètres. Il a été également construit par la société Gaston Leinekugel Le Cocq.
(L’entreprise a construit trois ponts suspendus en fer à Madagascar entre 1931 et 1934 : Mananjary, Betsiboka et Kamoro.)

Le pont suspendu sur la rivière de Kamoro a une portée de 206,5 mètres. Les 12 câbles de fixation passent sur les deux pylônes métalliques de 22,7 mètres au dessus de la chaussée. Les suspentes posées sur les 2 chaussées maintiennent les câbles suspendus et sont fixées avec des sellettes.
Le solide pont a été construit avec 876 tonnes de fer. Alors qu’un pylône a été bâti sur un soubassement près du rivage, l’autre repose sur un mur de soutènement. De là, un pont d’accès de 56 mètres débouche sur la route. Et la chaussée, de 4 mètres de large et d’une longueur totale de 262,5 mètres, empêchait depuis toujours les voitures de se croiser.
Le pont vieillissait peu à peu. Il formait de plus en plus un « goulot d’étranglement » à voie unique entre la capitale et le nord, à travers lequel environ 1000 véhicules se frayaient un chemin chaque jour. Il n’y avait pas d’autre alternative : c’était le seul pont sur les 145 km le long du fleuve Kamoro.

L’image du pont suspendu de Kamoro illustre les nouveaux billets de banque de 1000 Ariary, en Septembre 2017.

En 2017, ce pont bien usé a été rénové par l’entreprise Eiffage TP. La rénovation était financée par la Banque Mondiale.

La Société Eiffage est un conglomérat français, créé en 1993 par fusion, aux origines duquel appartient, avec de nombreuses autres entreprises de construction, la société Gustave Eiffel (Tour Eiffel à Paris).
Le pont est un témoignage de la culture industrielle et mérite d’être préservé.
Malgré que ce pont n’ait pas été construit par Eiffel, la population l’a quand même surnommé « le pont Eiffel » en raison de son architecture en fer.

Eiffage TP a également obtenu le contrat de construction d’un nouveau pont de 265,5 mètres de long, à proximité de l’ancien pont. Cette construction a aussi été financée par la Banque Mondiale. Les travaux ont duré deux ans et se sont déroulés sans aucun incident.
Ses piliers en béton, qui dépassent de 36 mètres au-dessus de la chaussée, semblent plus légers et plus fragiles que les pylônes de fer à côté. La chaussée à deux voies, large de 7 mètres, s’étend sur 206 mètres entre les piliers et un lit de fer boulonné. 80 kilomètres de câbles en acier ont été nécessaires et 4 600 m3 de béton ont été utilisés.

Le nouveau pont suspendu a été construit à 14 mètres, seulement, de l’ancien pont.
Le nouveau pont fut inauguré le 17 juillet 2017. Et le président de la République de l’époque a déclaré : «Les deux édifices symbolisent le passé et l’avenir. Nous ne devons pas oublier ce qui a été fait dans le passé pour continuer le développement de notre pays ».

Madagascar: le concept du temps

Madagascar: le concept du temps

Madagascar est un pays francophone et la langue française est sa deuxième langue officielle. Avant, la langue d’enseignement était le malgache mais aujourd’hui plusieurs établissements scolaires essayent de pratiquer la langue française dès le préscolaire. Elle est aussi la langue administrative et est utilisée comme langue de communication (comme dans la publicité, les annonces etc).

Pourtant, cette langue n’est maîtrisée que par une minorité de la population. En effet, les malgaches utilisent beaucoup de mots français dans la vie quotidienne sans parler la langue couramment. De ce fait, nombreux sont les malgaches qui font beaucoup d’erreurs par exemple, ils confondent souvent les adverbes de temps comme : demain et hier, la semaine dernière et la semaine prochaine…

Prenons par exemple ce message envoyé par un malgache: « Désolé Mr . Moi il y a un problem. Mon Oncle est mort dans le semaine prochain. A demain ». En effet, la non maitrise des mots rend le message incompréhensible et la communication devient plus difficile. Pour certains malgaches, l’adverbe de temps «hier» a une connotation future et le terme « demain » fait référence au passé. Comment s’explique ce phénomène ? Les français et les malgaches apprécient le temps différemment. Souvent, les malgaches apprennent la langue sur le tas et confondent le sens des adverbes. Comme la plupart ne va pas à l’école, elle interprète le sens des mots selon la situation.

Par exemple, comme les malgaches vivent dans des conditions de vie difficiles, ils s’endettent pour pouvoir manger aujourd’hui et par contre ils doivent rembourser leur prêt aujourd’hui même ou au plus tard le lendemain.

Madagascar: le concept du temps

L’expression malgache : « izay hohanina anio tadiavina androany» traduit en français «on doit chercher aujourd’hui ce qu’on va manger aujourd’hui même ».      Vu la difficulté financière des malgaches, il faut d’abord vivre le présent et survivre. Le mot « Anio » veut dire aujourd’hui ou bien le présent. D’après cette expression, on dit qu’il faut se concentrer sur le présent. D’après une autre expression malgache « Aleo maty rahampitso toy izay maty androany » c’est-à-dire « il vaut mieux mourir demain qu’aujourd’hui ». Les malgaches s’endettent pour pouvoir manger aujourd’hui et par contre ils doivent rembourser leur prêt aujourd’hui même ou au plus tard le lendemain. Ainsi, quand on travaille aujourd’hui on peut payer ce qu’on a dépensé hier. De ce fait, ils ne peuvent pas faire des économies.

Les Ntaolo ou les ancetres étaient des sages, ils ont étudié la vie quotidienne malgache à travers le passé. A chaque fait, ils ont tiré des leçons de vie par expérience. Ils ont transmis leur sagesse à leurs descendants à travers des proverbes et expressions. Ces pratiques sont devenues un mode de vie et sont appliquées jusqu’à maintenant. Les malgaches se référent toujours aux proverbes.

Le passé est très important pour les malgaches car grâce à ce qu’on a déjà vécu qu’on peut garder ce qui était bien et peut améliorer le futur. En malgache le mot «taloha» ou « teo aloha » désigne le passé. Le mot « aloha » veut dire en français « devant » et le sens du mot « aoriana » est derrière. Pour designer le passé on met la lettre « T » devant ces adverbes par exemple: « aloha » devient « taloha ». Pour designer le futur on dit « any aoriana any » ou « any aoriana » c’est-à-dire le futur est encore loin.

Madagascar: le concept du temps
Pour les adverbes de temps comme : aujourd’hui ou « anio », hier ou « omaly », avant-hier ou « afakomaly », demain ou « rahampitso », après demain ou « rahafakampitso ». Anio c’est le présent, Omaly veut dire hier, c’est-à-dire le jour précédent « anio ». On peut dire que omaly est déjà passé et ce qui est déjà eu lieu.

Si pour les français, l’espace temps est une ligne imaginaire sur laquelle on se déplace. Par contre pour les malgaches, l’homme se met au milieu de l’espace de temps et c’est le temps qui rattrape ou le dépasse. Par exemple, quand on souhaite bonne année en malgache on dit « arahaba tratra ny taona » c’est-à-dire qu’on est rattrapé par l’année. C’est comme si on courait devant et on se fait rattraper par le nouvel an.

Madagascar: le concept du temps
La différence entre la langue malgache et le français c’est la construction des phrases. En malgache, le verbe est en début de phrase et selon le temps, les verbes commencent par un «M» pour marquer le temps présent, ou un «N» indiquant le passé ou un «H» pour le futur. Prenons par exemple : pour le passé, on dit : « Nianatra lesona aho omaly » pour le présent : « Mianatra lesona aho izao » ou pour le future hianatra lesona aho rahampitso.  Par contre pour le français, c’est toujours le sujet qui commence la phrase et après le verbe et le complément.

Quand certains malgaches utilisent la langue française, ils écrivent ou parlent le français en raisonnant en malgache. Par conséquent, on trouve toujours des phrases incompréhensibles. En effet, l’appréciation du temps n’est pas la même pour chaque pays. Au pays du moramora, tout est vague et relatif. Selon la culture malgache, le passé est le plus important et le futur est moins important

Octobre 2020; écrit par Koloina
PRIORI Antananarivo

Madagascar Corona: vivre à Tamatave

Madagascar Corona: vivre à Tamatave

Une jeune étudiante raconte de sa vie actuel à Tamatave / Toamasina Madagascar.

Madagascar Corona: vivre à Tamatave
(03. Juin 2020) Vivre à Tamatave ce n’est pas facile surtout il y a le confinement d’un côté ; Tamatave est l’un de la grande ville le plus touchée du coronavirus à Madagascar avec les infectés qui n’arrêtent pas de s’accroitre et surtout et il est la ville qui a plus de mort actuel. Tamatave est très vaste avec de nombreuses populations alors c’était difficile pour les autorités au début d’empêcher les gens de sortir chez eux.

En raison de mes études j’étais obligée de rentrer à Tamatave, la fac m’envoyait un message concernant la reprise de cours, alors je suis rentrée. La première semaine de mon arrivée la situation est encore vivable, car il n’y avait eu pas encore un mort et les infectés étaient guéris par « le fameux jus » fabriqué par le gouvernement, mais seulement on peut sortir que le matin jusqu’à midi.

Pour sortir il faut toujours prudent en respectant les mesures que le gouvernement a imposés : porter du masque et respecter l’espace d’un mètre car on ne sait jamais qui sont les porteurs du virus. Mon cours se passait bien aussi d’un côté, comme on a que seulement la demi-journée pour travailler, c’était la routine c’est évident ; mais en rentrant c’est là le problème car le pousse-pousse et le tuc-tuc sont très rares qui passe par la route.

Madagascar Corona: vivre à Tamatave
Mais la situation s’est aggravée parce qu’il y a plus en plus infectés par le virus et il y a eu des morts aussi, du coup l’Etat a pris une mesure de clôturer Tamatave c’est-à-dire aucune sortie et aucune entrée, c’est interdit de franchir la zone. La vie dure a commencé à ce moment car c’est difficile pour les agriculteurs de faire entrer leurs produits à Tamatave à cause de la route coupée, alors les prix des produits qu’on a besoin à première nécessité ont augmenté de plus de 40% (riz, huile, sucre, légumes, charbon…)  Et d’un côté à cause du confinement nombreux ceux qui ont perdu leur travaille et ceux qui sont en « chômages technique », c’est triste de voir les gens de chercher ce qu’ils vont manger, la plupart de Malagasy vit le jour au jour, pourtant ils n’ont que le matin pour en chercher ; et par conséquence on vit dans l’insécurité car les gens sont affamés et depuis cette crise il y a plus de cambriolage chaque nuit et comme j’habite toute seule c’est vraiment l’angoisse quand il fait nuit.

Actuel ma dépense a deux fois plus à cause la hausses de prix des produits ainsi que l’électricité, mais ce que je n’aime pas c’est de rester à la maison toute l’après-midi, moi avec mon chat en regardant les quatre murs, psychologiquement ça me rend folle, mais pour le bien de tous il faut rester chez soi et éviter de fréquenter les autres même si mes amis me manquent. Mais l’ironique dans ce confinement c’est que l’Etat envoie des forces de l’Ordre, des commandos comme si le coronavirus est un être vivant et a peur des armes.

Madagascar Corona: vivre à Tamatave
Chose que j’ai appris dans ce confinement les Malagasy sont des égoïstes, c’est vrai il y a des bonnes personnes qui donnent son aide pour les autres mais d’autre part il y a ceux qui profitent la situation et s’enrichir pour remplir ses poches en augmentant les prix de produits pourtant le gouvernement a interdit cela.

Corona à Madagascar

Le coronavirus à l’heure malagasy témoinage écrit par une habitante d’Antananarivo (Avril 2020)

Corona à Madagascar:

Depuis l’annonce de l’existence du coronavirus  à Madagascar, le 20 mars 2020. Les cas augmentent chaque jour. En 10 jours de confinement, 57 cas ont été annoncés. Les mesures de préventions sont renforcées mais les malagasy font quasiment la sourde oreille.

Voilà que dans la soirée du 20 mars 2020, le  Président  de la République Andry Rajoelina annonce l’existence de 3 cas de coronavirus Covid19 à Madagascar. Les cas sont importés de France via les différents vols desservant les deux pays du 17 au 19 mars 2020. Les mesures de prévention sont annoncées  pour 15 jours qui viennent: les manifestations publiques, culturelles, cultuelles, sportives ou autres sont interdites les écoles et les universités sont fermées. Les gestes de prévention à respecter ont été communiqués.

Corona à Madagascar (21 mars dernier):

Madagascar est  déclaré en état d’urgence sanitaire face à la pandémie de coronavirus.

La veille, la nouvelle s’est abattue comme un  couperet  sur les malagasy mais dès le lendemain de l’annonce, les réactions divergent. Certaines personnes ont pris  les déclarations officielles à la légère et d’autres ont immédiatement adoptés les mesures de précaution préconisées. Toujours est-il que généralement, les mesures ne sont pas appliquées à la lettre. Respecter ou faire respecter la distance d’un mètre est quasiment impossible dans la rue, surtout sur les marchés.

Devant une pharmacie du quartier,  une queue longue de 50m, s’est vite formée dès que celle-ci a ouvert ses portes. Les personnes cherchent à se fournir de masques et d’autres médicaments. Les personnes qui font la queue ne pensent même pas au respect de la distance, l’urgence est aux masques  et personne ne se soucient du prix. Nécessité oblige. Un masque jetable s’achète à 8.000 ariary (presque 2 euro).

Plus loin, un groupe de jeunes hommes se moquent  ouvertement  des personnes qui font la queue et continuent de s’échanger des blagues sur le coronavirus. Eux non plus ne se soucient pas des mesures préconisées.

Il y a ceux qui optent pour le déni et ce sont ces personnes qui cherchent leur gagne-pain  au jour le jour.  Ce jeune homme qui travaille comme mécanicien  dans mon quartier n’a rien changé de ses habitudes. Il arrive sur les lieux de son travail avec ses outils  à ses heures habituelles et commence à attendre ses copains et les voitures à réparer. Interrogé sur ses moyens de déplacement, Il affirme qu’il est venu à pied. Il habite à deux heures de marche de son lieu de travail.  Il ne s’alarme d’aucune mesure et affirme que le coronavirus est encore une pure invention des autres et que maladie n’existe pas.  Les vendeurs de légumes dans les quartiers en font autant. Rita vend des fruits dans le quartier et elle ne pense qu’à liquider ses marchandises avant midi. Elle interpelle les clients et va même jusqu’à les toucher pour les interpeller.  Interrogée sur sa façon d’agir. Elle répond qu’elle ne sait plus. Elle est dépassée par les évènements.  Chaque matin, les mères de familles se dépêchent de se rendre au marché  du quartier de bon matin pour éviter l’heure des affluences et ce, pour reconstituer leur stock de vivre.

Pourtant au lendemain de l’annonce, les huiles, les graines sèches comme les haricots ou les pois bambara secs, les pâtes ont  rapidement disparus des épiceries en un rien de temps.  Les citrons et les gingembres ont suivi. Ces deux produits sont réputés comme des produits efficaces pour se prémunir de la toux, de la grippe et pourquoi pas du Covid 19. Depuis leur prix ont augmenté : le citron qui a côuté 200 ariary, s’achète  désormais à 500 ariary. Dès le lendemain, feuilles de « ravintsara » et d’ « eucalyptus globulus » ont inondé les marchés de quartier et les rues.  L’Eucalyptus globulus  est longtemps considéré par les Malagasy comme une plante médicinale pour alléger les effets de la toux  et alléger la fièvre. Le ravintsara n’est pas très bien connu mais aucune importance, autant prendre ce qui est disponible.  En effet,  leur odeur aromatique, bouillie avec de l’eau ou brûlée lorsqu’elles sont sèches, dégage les voies respiratoires et tue le virus.  Les malagasy ont toujours l’habitude de recourir aux remèdes des grand-mères et plus d’un foyer a sûrement adopté ces remèdes chez soi.

Corona à Madagascar (Dimanche 22 mars):

Rien ne semble perturber l’habitude  des Malagasy. Seuls, les services religieux ont été dispensés via internet mais tout le monde a pu encore se déplacer et vaquer à leur tâche dominicaine. Comme l’école est fermée, ma voisine a expédié ses  enfants chez leurs grands-parents  à la campagne et d’autres voisins ont accueilli des enfants chez eux. Ou vice-versa, les seniors qui vivent seuls se rendent chez leur enfants en ville.    Ma mère vivant toute seule m’a tannée en arrivant chez moi « Pourquoi m’avez-vous demandé de me rendre tout de suite à Tana sans me donner le temps de me préparer? ». Le lendemain, elle m’a remerciée d’avoir pris les bonnes dispositions sinon, elle serait coincée toute seule chez elle durant 15 jours, et le marché le plus proche est à une demi-heure de chez elle.

Pour moi, j’ai dû me rendre avec mon fils et sa famille m’acquitter des obligations sociales chez la famille de mon autre belle fille. Elle a perdu la sœur de sa mère. Nous nous sommes entassés, 4 adultes et 2 enfants en bas âge dans une voiture à 5 places sans se soucier du respect de la distance. Devant la maison mortuaire. Une annonce nous rappelle les gestes à respecter.  Pourtant, après la présentation des condoléances, nous sommes encore restés un temps avec les membres de la famille qui font vont et viennent sans se soucier de rien. Nous avons encore envisagé d’assister à l’enterrement mais la situation a évolué. Du coup, le lundi j’ai dû me conformer aux nouvelles mesures et renoncer au rassemblement.  D’autant plus que j’ai attrapé une grippe carabinée.

La nuit du dimanche 22 mars, les mesures de prévention de la maladie ont été renforcées,  encore dispensées par le Président de la République. Tous les moyens de déplacement de personne (bus, taxi, taxi be,  tous les taxi-brousse) ont été suspendus, tout le monde doit se confiner chez soi mais les travailleurs privés doivent se référer à leur patron pour prendre les dispositions requises. Tous les points de vente de produits de première nécessité peuvent ouvrir leur porte jusqu’à midi. Les hôpitaux, les pharmacies, les banques, les tribunaux, les bureaux de sécurité, ainsi que les stations à essence sont ouverts. Une seule personne  par famille est autorisée à sortir pour faire l’achat de nourritures. Tous les marchés sont ouverts jusqu’ à midi. Des « Tsena mora » (marché dans le fokontany à prix très bas) dans chaque fokontany seront instaurés pour assurer le ravitaillement de la population. Les mesures concernent la capitale et Toamasina. Un couvre-feu est imposé la nuit dans ces deux villes

Corona à Madagascar (23 mars):

23 mars, les travailleurs dans les organes privés sont confrontés à des problèmes. Comment se rendre au travail.  Ceux qui vivent dans les zones suburbaines ne peuvent rien faire mais ceux qui peuvent se rendre au bureau à pied, y vont. La rue grouille de piétons, les uns masqués, les autres non.  Le stress semble marquer les visages.  L’anxiété ronge et le stress rongent le visage de tout un chacun mais personne ne se plaint. Tous les citoyens sont logés à la même enseigne: l’incertitude du lendemain.

Chaque jour à 13 heures, la situation du coronavirus est reportée sur tous les medias, publics et privés confondus  depuis le  centre opérationnel de commandement COVID-19 basé au Mining Business Center Ivato. Les produits de première nécessité existe sur le marché du quartier et les prix sont réguliers. Les autorités  y veillent et des agents inter-ministériels font une descente périodique  pour contrôler les prix dans les épiceries et les marchés des quartiers.

Corona à Madagascar (Vendredi 26 mars)

Coup de théâtre. Au journal officiel de 13 heures. Le nombre de cas de personnes atteintes du coronavirus s’est élevé à 24 avec un « cas contact », une personne qui n’a pas bougé du pays mais qui a côtoyé les porteurs d’une façon ou d’une autre.  Les intervenants ont également reporté leur constatation de la situation dans les rues et sont scandalisés par les attitudes des malagasy. Le respect des mesures n’est aucunement maintenu dans les rues. Les gens continuent de s’amasser lorsqu’un avènement survient localement (accident,…).   Aussi les mesures de contrôles  sont encore renforcées.  Ce jour, au milieu de l’après –midi, d’après un reportage télévisé,  je constate des barrages de contrôle, installées ici et là, des forces de l’ordre en patrouille. Des conducteurs sont interrogés sur leur destination et  sont   interdits de se rendre au cœur de la ville, certains ont été même refoulés et sont priés de revenir sur leur route. Le nombre de passagers sont contrôlés : 2 en voiture et 1 en moto. Les gens sont  simplement renvoyés chez eux.

Samedi. A partir de midi, les rues ont  été nettoyées et les gens ont été priés de rester chez eux.  En fin d’après-midi, les hommes continuent de discuter  en petit groupe dans la rue, cette fois-ci en respectant la distance d’un mètre.

Corona à Madagascar (A partir de lundi – 30 mars)

A partir de lundi (30 mars), des vivres ont commencé à être distribués à 240.000 personnes à Tana et à Toamasina, des personnes dont les professions sont les plus touchées par le confinement, aux handicapés et aux personnes âgées.

Les malagasy sont en attente de l’issue de l’évolution du coronavirus malagasy. Tout le monde est prié de s’apaiser.  Pour l’heure, le pays peut faire face à 2000 malagasy.

écrit par une habitante d’Antananarivo en mars / avril 2020

train Fianarantsoa-Côte Est en 1966

Le train FCE (Fianarantsoa-Côte Est) est un chemin de fer de 163 km qui relie Fianarantsoa avec Manakara

Le Guide Bleu dit ce qui suit au sujet du train Fianarantsoa-Côte Est en 1968 :

DE FIANARANTSOA A MANAKARA

Ligne F. C. E. : 163,3 km; service assuré trois fois par semaine par autorail avec remorque en 4 h à 4 h 30; fauteuils inclinables et bar.

train Fianarantsoa-Côte Est, Madagascar, en 2020

train Fianarantsoa-Côte Est, Madagascar, en 2020

Cette ligne commencée en 1926 ne fut mise en exploitation qu’en avril 1936. D’énormes difficultés d’exécution durent être surmontées car le flanc et des hauts-plateaux Betsileo est très abrupt et ne comporte aucun palier intermédiaire. Partant de Manakara à l’altitude de 4 m, la voie ferrée atteint Fianarantsoa à 1 100 m d’altitude. Ce tracé est beaucoup plus réduit que celui de la ligne Tananarive-Tamatave et la rampe maximale est encore plus sévère que celle adoptée sur le T. C. E. (35 mm par mètre au lieu de 25 mm).

Au départ de Fianarantsoa, la voie ferrée et la route de Tananarive se côtoient et traversent la zone industrielle et les faubourgs nord de la ville. La Matsiatra, rivière dont les eaux se déversent dans le canal de Mozambique, est franchie au km 8 par un bel ouvrage mixte rail-route de 172 m de longueur. On peut apercevoir sur la gauche la colline sacrée de Vohimasina et la résidence des anciens rois du Betsileo, vers l’amont une importante conserverie de viande.

train Fianarantsoa-Côte Est en 1966
la sortie de la gare de Forgeot, la voie ferrée se sépare de la route de Tananarive, décrit une vaste courbe en passant devant les logements de la cité ouvrière du Réseau et s’éloigne vers l’Est à travers tanety (collines) et rizières. L’arrêt facultatif du P.K. 14,5 dessert Mahatsinjony où se traitent les jours de marché les plus grosses ventes de bétail de la région.

Après l’arrêt de Sahambavy qui dessert la Société Malgache des Tannins, le voyageur découvre sur sa droite un magnifique plan d’eau aménagé par le club nautique du Betsileo et bordé de coquettes villas. Un paysage monotone, égayé de bouquets de mimosa, se poursuit ensuite jusqu’à la ligne de partage des eaux de la zone forestière d‘Ampitambe avec, au P.K. 27, la source du Faraony.

Le terrain devient plus tourmenté et la station forestière d‘Ampamaherana avec son cadre reposant est atteinte peu après.

train Fianarantsoa-Côte Est, Madagascar

horaire du train Fianarantsoa-Côte Est, Madagascar, en 2020

A la gare de regroupement de (38,5 km) Ranomena, village réputé pour ses écrevisses, prend fin le palier du Betsileo que l’on vient de parcourir. La voie ferrée amorce maintenant la grande descente avec des déclivités de 35 ‰ laissant sur la gauche le grand rocher de Tsitondroina que les paysans du lieu se gardent de montrer du doigt pour ne point attirer «le courroux des dieux et la sécheresse».

Après avoir traversé le Tatamaly, le rail s’engoufre dans le plus long souterrain de la ligne avec ses 1072 m et débouche sur la falaise d’où l’on peut admirer l’un des plus beaux paysages de Madagascar avec sur la droite des rochers abrupts d’où dévalent torrents et ruisseaux et sur la gauche une étendue chaotique s’étendant à perte de vue. Pendant près d’une heure, ce site unique se tiendra sous les yeux. Des éperons sont contournés, 27 tunnels traversés, la voie ferrée s’accroche à la falaise par un tracé qui n’est que courbes et contre-courbes très serrées.

Du haut du rocher d‘Andrambovato, P.K. 45, qui dresse sa masse imposante vers le ciel, la mer peut être aperçue par temps clair. Les belles *chutes de la Mandriampotsy, P.K. 48, sont enjambées par un ouvrage en béton armé d’une seule portée. La voie ferrée est toujours accrochée au flanc de la falaise, tunnels, tranchées, murs de soutènement, aqueducs se succèdent au milieu d’une végétation très dense.

Après l’arrêt de Madiorano («eau claire») et le franchissement, au P.K. 58, d’un torrent par un ouvrage aux lignes harmonieuses, la forêt s’éclaircit et les premières plantations de caféiers apparaissent. On atteint alors Tolongoina, après avoir effectué la descente la plus importante de la ligne (différence d’altitude de 600 m sur 20 km).

62 km : Tolongoina (385 m d’altitude) chef-lieu de canton au coeur du pays Tanala, est un centre important de production de café. Une route permet d’atteindre la station thermale de Ranomafana (p. 190) et les chutes de la Namorona (p. 190). La chaleur devient plus intense et les bambous disputent le paysage aux ravinala (arbre du voyageur). Le tracé de la voie est toujours sinueux, 13 tunnels et 7 galeries couvertes vont se succéder. Arrêt à Amboanjobe puis à (82 km) Manampatrana, gare de croisement et de formation des trains et centre commercial (café, manioc, miel, cire) d’où une route part vers la riche sous-préfecture de Fort-Carnot (p. 192).

train Fianarantsoa-Côte Est en 1966
La voie ferrée s’étire maintenant et longe les collines recouvertes de ravinala pour atteindre la rivière Ionilahy enjambée au P.K. 90 par un élégant ouvrage de 137 m de longueur, à voûte parabolique en béton armé. Passé sur l’autre rive, le rail se faufile entre les éperons et les bas-fonds et arrive à Mahabaka, centre de production de café au confluent de l‘Ionilahy et du Faraony devenu une belle rivière navigable.

La voie ferrée longe la rive droite du Faraony pendant quelques kilomètres avant d’amorcer la dernière descente à partir de Fenomby (altitude 107 m) autre centre de collecte de café. La ligne redevient sinueuse, collines boisées, vallées profondes se succèdent. Au P.K. 112, le touriste portera son attention à droite sur un «nid d’aigle» Tanala groupant une trentaine de huttes alignées.

La descente s’adoucit et voici (118 km) Sahasinaka (alt. 25 m) centre administratif et commercial important. Le Faraony s’éloigne maintenant vers le nord-est tandis que la voie ferrée se poursuit vers l’est, passe sous le col de I‘Ankeba par un tunnel de 226 m puis sur un viaduc massif de 200 m de longueur, à voûtes en plein cintre.

train Fianarantsoa-Côte Est en 1966
Le paysage devient moins tourmenté et le dernier des 56 tunnels (P.K. 124) précède un terrain plus facile. Antaka et Dugommier, pays da bois de rose sont dépassés. Fichter et sa coopérative des pêcheurs est atteint au milieu d’un paysage monotone dans lequel on longe de temps à autre la route Fianarantsoa-Manakara. A la sortie de gare le touriste remarquera sur la gauche une grande construction an toit saillant, le Rova du Mpanjaka (chef) Antaimoro du lieu.

Les marais d‘Ambila avec la Station d’Essais et de Recherches agronomiques sont traversés ainsi que la Mananano puis les premières dunes apparaissent, l’océan n’est plus loin, voici le phare, le terrain d’aviation et c’est la gare terminus de (163,3 km) Manakara, p. 235.

train Fianarantsoa-Côte Est en 1966
PRIORI 2020, source : MADAGASCAR. Les guides bleus, Hachette Paris, 1968 ; pages 117 – 119

Voyage au Sénégal

Voyage au fil du fleuve Sénégal

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Voyage au Sénégal - Croisière au fil du fleuve Sénégal: villages des toucouleurs

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Voyage à Madagascar

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Analalava 1968

Le Guide Bleu dit ce qui suit au sujet d’Analalava en 1968 :

Madagascar_Guide Bleu S. 323_Analalava 1968

ESCALES DE L’OUEST

Exception faite de Majunga et de ses environs, les pays de l’Ouest situés au S. de la baie d’Ampasindava ne sont guère ouverts au tourisme. Les communications routières y sont longues et difficiles et le pays que l’on traverse pour se rendre des hauts plateaux vers la côte occidental présente un paysage de tanety dénudées d’une grande monotonie.

On trouvera, groupé dans ce chapitre, les ports et les bourgades de quelque importance de l’Ouest malgache ; on conseillera à l’homme d’affaires comme au touriste qui doit s’y rendre d’utiliser les lignes aériennes qui desservent cette région par un réseau très dense. Nous avons choisi pour décrire ces localités un ordre géographique du N. au S.

ANANALAVA (‘la longue forêt’ ; avion pour Majunga et Tananarive ; hôtel Varatraza, 6 ch. gîte d’étape), S.-P. de la province de Majunga, est construit sur une rade magnifique fermée par l’île de Nossi-Lava et les ^lots de Nossi-Lango et Nossi-Valiha ; Analalava est le siège d’une circonscription médicale, d’une circonscription d’élevage et d’un cours complémentaire.

Histoire.

Analalava était, bien avant l’arrivée des Français, la capitale d’une petite principauté Sakalava. Aux environs, une pointe de terre escarpée et boisée qui s’avance dans la rivière Loza s’appelle le Bois Sacré : c’est un haut-lieu qui fut le cadre de la dernière phase de la lutte des Sakalava de cette région contre les armées Merina, au XIXe siècle. Le prince sakalava et ses chefs se jetèrent dans la rivière pour échapper à la captivité et périrent noyés : ce bois sacré est depuis lors ‘fady’ pour tous les Sakalava.
Aorès la conquête, Analalava devint le ch.-lieu d’un cercle militaire, puis celui d’une province civile groupant cinq districts. C’est aujourd’hui une S.-P. dont la région couvre env. 6000 km2.

Economie.

Petit port, débouché des régions Tsimihety de l’intérieur. Production : raphia, paka, riz ; bovidés; exploration forestière ; pêche.

Tourisme.

– 1 Belles plages de sable fin tout le long de la rade : mer calme pendant de nombreux mois, fonds de coraux, eau très poissonneuse.
– 2 Jolies îles d’aspect océanien de Nossi-Valiha et Antanimora.
– 3 Grottes historiques dans les collines calcaires de Nossi-Lava et de la baie de Moramba.
– 4 Chants et danses Sakalava des Marovavy, danseuses attachées aux princesses locales.
(source : Guide bleu, Madagascar, 1968, page323)

Sainte Marie 1968

Le Guide Bleu dit ce qui suit au sujet de l’île de Sainte Marie en 1968 :

Madagascar_Guide Bleu S. 220-221_Sainte Marie 1968

Ambodifototra, «au pied de l’arbre appelé fototra»; avion pour Tamatave et Tananarive, pour Mananara et Maroantsetra, vedette pour Manompana; hôt. Chan Khwn, 4 ch., bains, rest., bien situé de devant la rade, Bety Plage, village touristique de 6 bungalows. ch.-lieu de l’ile, a été fondé en 1643 par Pronis et quelques colons qui prirent possession de toute l’île au nom de la Cie de l’Orient ; la maladie les décima et les rares survivants furent, plus tard, ramés à Fort-Dauphin par Flacourt.

Voir dans la ville et à proximité :

– Ancienne maison de force, auj. modernisée et transformée en caserne : vieille porte et mur d’enceinte (meurtrières et créneaux) datant de 1750 (ancien fortin); sur la porte, armes royales et armes de la Cie des Indes, date 1753. Beau *panorama sur l’îlot Madame, la rade de la baie des Forbans.

– Tombeau de Sylvain Roux : à côté de la vieille porte (gouverneur de l’ile).

– Monument Albrand édifié en souvenir de François Fortuné Joachim Albrand qui représenta la France à Sainte Marie pendant six ans ; ce monument est célèbre pour son épitaphe à la fois désuète, charmante et émouvante.

– îlot Madame : 1 près du débarcadère devant la résidence, *aquarium dont l’eau est renouvelée par la marée (poissons aux couleurs magnifiques ; deux tortues géantes) ; 2 monument surmonté d’une croix en fer forgé : les crânes des Français et des Anglais tués par les Hovas à Tamatave en 1845 y ont été déposés en 1854; on y lit l’inscription Hie capita jacent (le monument a été restauré en 1885 par les soins de la Division Navale de l’Océan Indien).

– petit Barachois : lieu où l’on peut prendre des bains de mer sans crainte des requins.

– baie des Forbans (à visiter de préférence avec une embarcation louée ä Ambodifototra). Au S. de la baie, aiguade où les voiliers venaient autrefois prendre de l’eau douce, et vestiges d’une ancienne piscine d’eau douce. – Un peu au-delà, presqu’ile avec Je vieux cimetière Saint-Pierre : tombeaux en ruines dont certains datent de 1820. Enfin cette baie est très agréable pour la navigation à voile et la pêche.

En dehors de ces promenades aux environs d’Ambodifotatra, on peut visiter l’ile par la route suivant trois directions différentes :

1° Route du Nord (30 km Jusqu’au phare Albrand). – Belle route avec de nombreux et jolis points de vue sur la côte souvent rocheuse, escarpée et découpée, avec ça et là de beaux promontoires, notamment (7 km) la Pointe la Marine d’où l’on domine toute la baie d’Ambodifotatra. Le phare Albrand, haut de 16 m et situé à 40 m au-dessus du niveau de la mer, est un excellent poste d’observation d’où le *panorama détend : – au N. ver l’extrême pointe de l’ile (à 6 km) ; – au S. sur toute l’ile Sainte Marie qui évoque un immense vaisseau ; – à ‘O. sur toute vers la ligne bleue de la côte malgache (à 40 km). – Un peu au-delà du phare (N.-E.), près du village d’Ambodiatafa, plage de sable fin dominée par une dune de plus de trente m et fermée en partie par une barrière déchiqueté de gneiss noirs sur lesquels la mer, toujours houleuse le long de cette côte, vient briser ses lames énormes.

2° Route du Sud (11 km jusqu’au terrain d’aviation). – S’entendre pour avoir une embarcation à la pointe S. pour traverser le détroit qui sépare l’ile Sainte Marie de la petite île des nattes : du phare Blévec, panorama sur l’épave du l’épave du «Cavalaire»; la ceinture de coraux, le canal et le S. de Sainte-Marie (éperon d’Ankarena).

3° Route de l’Est (21 km). – On longe presque constamment la côte orientale : beaux points de vue sur la mer aux couleurs toujours changeantes entre les récifs de coraux et la côte.
(source : Le guide Bleu Madagascar, 1968, page 222-223)