Kategorie-Archiv: historic

Analalava 1968

Le Guide Bleu dit ce qui suit au sujet d’Analalava en 1968 :

Madagascar_Guide Bleu S. 323_Analalava 1968

ESCALES DE L’OUEST

Exception faite de Majunga et de ses environs, les pays de l’Ouest situés au S. de la baie d’Ampasindava ne sont guère ouverts au tourisme. Les communications routières y sont longues et difficiles et le pays que l’on traverse pour se rendre des hauts plateaux vers la côte occidental présente un paysage de tanety dénudées d’une grande monotonie.

On trouvera, groupé dans ce chapitre, les ports et les bourgades de quelque importance de l’Ouest malgache ; on conseillera à l’homme d’affaires comme au touriste qui doit s’y rendre d’utiliser les lignes aériennes qui desservent cette région par un réseau très dense. Nous avons choisi pour décrire ces localités un ordre géographique du N. au S.

ANANALAVA (‘la longue forêt’ ; avion pour Majunga et Tananarive ; hôtel Varatraza, 6 ch. gîte d’étape), S.-P. de la province de Majunga, est construit sur une rade magnifique fermée par l’île de Nossi-Lava et les ^lots de Nossi-Lango et Nossi-Valiha ; Analalava est le siège d’une circonscription médicale, d’une circonscription d’élevage et d’un cours complémentaire.

Histoire.

Analalava était, bien avant l’arrivée des Français, la capitale d’une petite principauté Sakalava. Aux environs, une pointe de terre escarpée et boisée qui s’avance dans la rivière Loza s’appelle le Bois Sacré : c’est un haut-lieu qui fut le cadre de la dernière phase de la lutte des Sakalava de cette région contre les armées Merina, au XIXe siècle. Le prince sakalava et ses chefs se jetèrent dans la rivière pour échapper à la captivité et périrent noyés : ce bois sacré est depuis lors ‘fady’ pour tous les Sakalava.
Aorès la conquête, Analalava devint le ch.-lieu d’un cercle militaire, puis celui d’une province civile groupant cinq districts. C’est aujourd’hui une S.-P. dont la région couvre env. 6000 km2.

Economie.

Petit port, débouché des régions Tsimihety de l’intérieur. Production : raphia, paka, riz ; bovidés; exploration forestière ; pêche.

Tourisme.

– 1 Belles plages de sable fin tout le long de la rade : mer calme pendant de nombreux mois, fonds de coraux, eau très poissonneuse.
– 2 Jolies îles d’aspect océanien de Nossi-Valiha et Antanimora.
– 3 Grottes historiques dans les collines calcaires de Nossi-Lava et de la baie de Moramba.
– 4 Chants et danses Sakalava des Marovavy, danseuses attachées aux princesses locales.
(source : Guide bleu, Madagascar, 1968, page323)

Sainte Marie 1968

Le Guide Bleu dit ce qui suit au sujet de l’île de Sainte Marie en 1968 :

Madagascar_Guide Bleu S. 220-221_Sainte Marie 1968

Ambodifototra, «au pied de l’arbre appelé fototra»; avion pour Tamatave et Tananarive, pour Mananara et Maroantsetra, vedette pour Manompana; hôt. Chan Khwn, 4 ch., bains, rest., bien situé de devant la rade, Bety Plage, village touristique de 6 bungalows. ch.-lieu de l’ile, a été fondé en 1643 par Pronis et quelques colons qui prirent possession de toute l’île au nom de la Cie de l’Orient ; la maladie les décima et les rares survivants furent, plus tard, ramés à Fort-Dauphin par Flacourt.

Voir dans la ville et à proximité :

– Ancienne maison de force, auj. modernisée et transformée en caserne : vieille porte et mur d’enceinte (meurtrières et créneaux) datant de 1750 (ancien fortin); sur la porte, armes royales et armes de la Cie des Indes, date 1753. Beau *panorama sur l’îlot Madame, la rade de la baie des Forbans.

– Tombeau de Sylvain Roux : à côté de la vieille porte (gouverneur de l’ile).

– Monument Albrand édifié en souvenir de François Fortuné Joachim Albrand qui représenta la France à Sainte Marie pendant six ans ; ce monument est célèbre pour son épitaphe à la fois désuète, charmante et émouvante.

– îlot Madame : 1 près du débarcadère devant la résidence, *aquarium dont l’eau est renouvelée par la marée (poissons aux couleurs magnifiques ; deux tortues géantes) ; 2 monument surmonté d’une croix en fer forgé : les crânes des Français et des Anglais tués par les Hovas à Tamatave en 1845 y ont été déposés en 1854; on y lit l’inscription Hie capita jacent (le monument a été restauré en 1885 par les soins de la Division Navale de l’Océan Indien).

– petit Barachois : lieu où l’on peut prendre des bains de mer sans crainte des requins.

– baie des Forbans (à visiter de préférence avec une embarcation louée ä Ambodifototra). Au S. de la baie, aiguade où les voiliers venaient autrefois prendre de l’eau douce, et vestiges d’une ancienne piscine d’eau douce. – Un peu au-delà, presqu’ile avec Je vieux cimetière Saint-Pierre : tombeaux en ruines dont certains datent de 1820. Enfin cette baie est très agréable pour la navigation à voile et la pêche.

En dehors de ces promenades aux environs d’Ambodifotatra, on peut visiter l’ile par la route suivant trois directions différentes :

1° Route du Nord (30 km Jusqu’au phare Albrand). – Belle route avec de nombreux et jolis points de vue sur la côte souvent rocheuse, escarpée et découpée, avec ça et là de beaux promontoires, notamment (7 km) la Pointe la Marine d’où l’on domine toute la baie d’Ambodifotatra. Le phare Albrand, haut de 16 m et situé à 40 m au-dessus du niveau de la mer, est un excellent poste d’observation d’où le *panorama détend : – au N. ver l’extrême pointe de l’ile (à 6 km) ; – au S. sur toute l’ile Sainte Marie qui évoque un immense vaisseau ; – à ‘O. sur toute vers la ligne bleue de la côte malgache (à 40 km). – Un peu au-delà du phare (N.-E.), près du village d’Ambodiatafa, plage de sable fin dominée par une dune de plus de trente m et fermée en partie par une barrière déchiqueté de gneiss noirs sur lesquels la mer, toujours houleuse le long de cette côte, vient briser ses lames énormes.

2° Route du Sud (11 km jusqu’au terrain d’aviation). – S’entendre pour avoir une embarcation à la pointe S. pour traverser le détroit qui sépare l’ile Sainte Marie de la petite île des nattes : du phare Blévec, panorama sur l’épave du l’épave du «Cavalaire»; la ceinture de coraux, le canal et le S. de Sainte-Marie (éperon d’Ankarena).

3° Route de l’Est (21 km). – On longe presque constamment la côte orientale : beaux points de vue sur la mer aux couleurs toujours changeantes entre les récifs de coraux et la côte.
(source : Le guide Bleu Madagascar, 1968, page 222-223)

Morondava 1968

Le Guide Bleu dit ce qui suit au sujet de Morondava en 1968 :

Madagascar_Guide Bleu S. 326-327_Morondava 1968

Morondava 1968, Madagascar

MORONDAVA («aux longues rives»;   hôt.  :  Grand -Hotel, 11 ch., douches, brassage d’air,  tél.  14;  Techer, 16  ch., douches, tel. 88; avion pour Manja, Morombe et Tulear, pour Belo, Miandrivazo et Tananarive, pour Maintirano et Majunga,  piste pour Ambositra, pour Mahabo, pour Belo, 10 000 hab., commune et chef-lieu de Préfecture (province de  Tulear), est  située sur la côte dans le delta de la rivière du  même nom, réduit auj. deux bras dont l’un, le Kabatomena ou bras Sud, est généralement  à sec; c’est le seul port de quelque importance entre Majunga et Tulear. Morondava, construite sur une côte instable, est menacée par la mer : en effet avant la conquête, le lieudit Passe de Bethania se trouvait plus de 2 km de la mer et les plaines actuellement inondées de Mahamasy et de Betsipagnato étaient alors, dit-on, très fertiles et entièrement cultivées.

Histoire.

– Aux environs de 1820 (?), la première agglomération, fondée au S. du delta actuel, portait le nom de Bevondro en raison de la grande quantité de roseaux et de joncs qui l’entouraient : ce village a été englouti dans la la mer il y a plus de cent ans. Les Merina, dont les prétentions de  conquêtes s’étendaient jusqu’au littoral, installèrent des garnisons de contrôle sous le commandement d’un officier du Palais, Razapintsalama, et rayonnèrent autour des villages d’Androvabe et de Bevondro (1825-1835 ?).

Economie.

– Place commerciale autrefois très achalandée et rade foraine fréquenté, Morondava exporte du maïs des arachides et des pois du cap ainsi que les produits de l’élevage assez prospère en cette région.

Comme pour beaucoup d’établissements maritimes du Territoire, le «port» de Morondava n’existe pas ; c’est une simple rade foraine où les navires trouvent à un mille de la côte un bon mouillage entre les récifs, mais aucun abri.

Toutefois, Morondava a son port de batelage, Port-Bébé, établi dans le canal Hellot, un des bras du delta du fleuve Morondava avec un quai de 53 m récemment rempiété en palplanches métalliques et 60 m d’ancien quai en palplanches peuvent y accéder que quelques jours par mois. (Source: Guide Bleu Madagascar, 1968 page 326-327).

Antalaha 1968

Le Guide Bleu dit ce qui suit au sujet d’Antalaha en 1968 :

Madagascar_Guide Bleu S. 224-225_Antalaha 1968

ANTALAHA (avion pour Andapa, Sambava, Diégo, et pour Tamatave et Tananarive; hôt. Océan Plage, 11 ch. en bungalow, bains et douches, tél. 87; – Nouvel-Hôtel, 3 ch., douches; P. T. T., 15500 hab., Préfecture de la province de Diégo-Suarez, est bâtie sur le sable, le long de la côte, à une trentaine de kilomètres au N .-0 . du Cap Est, le point le plus oriental de la côte malgache.

Voir:

1. A ANTALAHA-VILLE. Promenade du bord de mer entre la résidence et le port de batelage; – station météorologique située sur un mamelon, à l’O. de la ville (*panorama magnifique sur la ville entière, ses environs immédiats et la rade foraine).

2. Aux ENVI­RONS D’ANTALAHA.

– La *vallée de l‘ Ankavanana (praticable en jeep jusqu’à Sarahandrano, à env. 70 km) est l’une des promenades les plus touristiques de Madagascar; la vallée est de plus en plus encaissée à mesure que l’on approche d‘ Andapa (on peut s’y rendre à pied), et le paysage forestier est magnifiquement sauvage; de peuple­ ment récent, la région offre de nombreuses possibilités de ravitaille­ ment;

– le phare de Cap-Est (40 km S. d’Antalaha) est un site historique : c’est là qu’eurent lieu les premières implantations européennes sur la côte orientale; l’aventurier Benyowski y fut tué au XYIIIè s. (sa tombe n’a jamais été retrouvée); il est recommandé de longer la côte en pirogue à voile, à l’abri du récif où l’on pourra pratiquer la pêche sous-marine (ravitaillement possible à  Ambohitralanana, à 35 km d‘ Antalaha;

– station d’essai de la vanille, à 20 km sur  la route de Maromandia;

– le lac  d’Ampahana (à 20 km, sur la route de Sambava), déversoir de plusieurs petites rivières, séparé de la mer par une petite langue de terre, c’est le paradis des chasseurs de sauvagine; on peut se procurer pirogues et piroguiers au village d’Ampahana (s’adresser au chef de canton); le gibier d’eau comprend de nombreuses sarcelles, parfois difficiles à approcher, des canards à bosse et des oies sauvages; nombreux crocodiles; pêche abondantes (crabes).
(source : Guide Bleu Madagascar 1968 page 225)