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Monnaie de Madagascar

Monnaie de Madagascar

La monnaie de Madagascar est l’Ariary

(Antananarivo, 19. Oct 2021) Depuis 2005, l’unité monétaire officielle à Madagascar est l’Ariary (AR).  Cependant, l’ancienne monnaie, le franc malgache (FMG), est encore utilisée dans les épiceries et les marchés, par les cyclos pousses et les chauffeurs de taxi ou tuktuk. Ils donnent le prix en francs malgaches (sans le citer). Ce qui prête à confusion et à une perte d’argent si la somme est élevée . En effet, 1 ariary vaut 5 francs malgaches.  Il est donc fortement conseillé de toujours demander l’unité monétaire (AR ou FMG) que la personne utilise.

Actuellement (Octobre 2021), 1 euro vaut 4500 ariary et un franc suisse vaut 4200 ariary.

 

Vous trouvez ci-dessous les 8 billets  de la monnaie malgache classés dans l’ordre décroissant :

Monnaie de Madagascar: 20.000 AR = 4,44 € ou 4,76 CHF

20000 Ariary, la monnaie de Madagascar

20000 Ariary, la monnaie de Madagascar

C’est le plus gros billet de la monnaie malgache. L’image représente l’usine d’Ambatovy. Située au nord-est d’Antananarivo, Ambatovy est l’une des plus grandes mines de nikel et de cobalt au monde.

Monnaie de Madagascar: 10.000 AR = 2,22 € ou 2,38 CHF

10000 Ariary, la monnaie de Madagascar

10000 Ariary, la monnaie de Madagascar

Le recto de ce billet montre le port d’Ehoala à Fort Dauphin, au sud-est de Madagascar. Construit en 2009, il est ouvert au trafic maritime national et international. C’est le 2ème port de la région de l’Océan Indien.

 

Monnaie de Madagascar: 5.000 AR = 1,11 € ou 1,19 CHF

5000 Ariary, la monnaie de Madagascar

5000 Ariary, la monnaie de Madagascar

L’image représente la plage du « Trou du commissaire » à Manakara où on peut se baigner en toute sécurité ; contrairement aux autres plages où la baignade est interdite à cause des forts courants marins. Manakara est aussi connue pour sa ligne ferroviaire vers Fianarantsoa.

Monnaie de Madagascar: 2.000 AR = 0,44 € ou 0,48 CHF

2000 Ariary, la monnaie de Madagascar

2000 Ariary, la monnaie de Madagascar

Madagascar possède une faune endémique et nous comptons plus de 100 espèces de lémuriens. Sur ce billet de 2000 AR, nous voyons le fameux lémurien « Bandro ». De pelage gris-brun, le Bandro vit sur une petite île de bambou, sur le lac Alaotra, le plus grand lac de Madagascar.

 

Monnaie de Madagascar: 1000 AR = 0,22 € ou 0,24 CHF

1000 Ariary, la monnaie de Madagascar

1000 Ariary, la monnaie de Madagascar

Ce billet de 1000 AR met en exergue le pont suspendu de Kamaro, sur la route nationale 4. Au PK 406, cet imposant pont surplombe la rivière de Kamaro à 206,5 mètres. Il a été contruit par la société de Gaston Leinekugel Le Cocq.

Monnaie de Madagascar: 500 AR = 0,11 € ou 0,12 CHF

500 Ariary, la monnaie de Madagascar

500 Ariary, la monnaie de Madagascar

Cette petite coupure de 500 AR montre la colline royale d’Ambohimanga. Aussi dénomée « la colline bleue », elle est située à 24 km au nord-est d’Antananarivo. C’est un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

Monnaie de Madagascar: 200 AR = 0,04 € ou 0,05 CHF

200 Ariary, la monnaie de Madagascar

200 Ariary, la monnaie de Madagascar

En visitant le parc national de la montagne d’Ambre, au nord de Madagascar, vous trouverez la cascade illustrée sur ce billet de 200 AR. La flore et la faune sont exceptionnels. Et vous serez émerveillés par tant de richesses.

Monnaie de Madagascar: 100 AR = 0,02 € ou 0,03 CHF

100 Ariary, la monnaie de Madagascar

100 Ariary, la monnaie de Madagascar

Ce petit billet de 100 AR montre la cathédrale d’Ambozontany, édifice datant du 19ème siècle. La cathédrale surplombe la vieille ville de Fianarantsoa. Son style architectural est impressionnant et la vue sur le lac Anosy est magnifique.

Voilà ! Nous espérons que les illustrations sur ces billets ont attisé votre curiosité et vous incitent à découvrir notre Grande Ile. Madagascar est un pays plein de contrastes avec des paysages diversifiés. Les habitants, les us et les coutumes n’appellent qu’à être découverts dans ce pays où les cultures se mélangent de façon pittoresque. Et nous vous promettons un séjour des plus agréables, riche en rencontres et en aventures.

Alors, pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter :

PRIORI 103, Rue de Liège Tsaralalàna
BP 273  Antananarivo  Madagascar
Tél        : +261 20 22 62527 / +261 20 22 35354
Mobile : +261 33 11 02088
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PRIORI Reisen GmbH Madagaskarhaus
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vol Madagascar 2021

Enfin ! Le ciel s’éclaircit !

(Antananarivo, 14 Octobre 2021) Les dates de réouverture des frontières de Madagascar ont été annoncées hier soir au conseil des ministres.

La réouverture se fera progressivement et seules les compagnies aériennes Air Madagascar, Air France, Air Mauritius et Air Austral seront autorisées à reprendre, à un nombre limité, leurs vols.

A partir du 23 Octobre 2021, les passagers en provenance de la Réunion et de Maurice pourront venir à Madagascar.

Quant aux passagers en provenance d’Europe, ils pourront venir à compter du 6 Novembre 2021.

A leur arrivée à l’aéroport international d’Ivato, tous les passagers seront soumis à un test PCR et à un confinement de deux jours maximum jusqu’au résultat des tests. Si le test est négatif, les voyageurs pourront circuler librement dans le pays. En revanche, si le test est positif, ils seront obligés d’être en quarantaine pendant 14 jours.

Le coût du PCR est d’environ 25 € et les compagnies aériennes l’incluront dans le prix de leurs billets.

Après 19 mois de fermeture de nos frontières, il va sans dire que c’est une très bonne nouvelle d’apprendre leur réouverture ! En effet, le secteur tourisme est l’un des secteurs le plus frappé par la crise sanitaire. Et la prochaine réouverture des frontières apportera un vent de renouveau pour le tourisme !

Toute l’équipe de PRIORI est déjà prête pour vous accueillir. Nous sommes vaccinés contre la Covid. Et ce sera avec joie et fierté que nous vous ferons découvrir les beautés de notre Grande Ile.

Pour toute information complémentaire, n’hésitez pas à nous contacter aux adresses suivantes :

A bientôt dans notre Grande Ile !

Vaccination contre la Covid-19 dans le vaccinodrome

Vaccination contre la Covid-19 dans le vaccinodrome

Vaccination Corona Vaccinodrome Madagascar

Vaccination Corona Vaccinodrome Madagascar

(Antananarivo, 11 juin 2021) Dans la capitale Antananarivo, tôt le matin, l’équipe de PRIORI s’est rendue au vaccinodrome des Nations Unies.  En effet, la crédibilité des Nations Unies auprès de la population est bien supérieure à celle des autres sites de vaccination. Ceci s’explique également par le fait que les gens sont plus convaincus  de la garantie de la chaîne de froid des Nations Unies qu’en celle de l’Etat. Malheureusement, après une heure d’attente dans la longue file, on leur a dit que le quota de vaccination pour la journée était déjà atteint et qu’il fallait revenir le lendemain.

Il leur a été aussi recommandé de se rendre à l’hôpital public HJRA où le vaccinodrome était aussi fiable que celui des Nations Unies et qu’il n’y avait aucune crainte à avoir.

Là-bas, le processus de vaccination était mieux organisé. Néanmoins, il a fallu deux heures et demie à l’équipe de PRIORI avant d’être vaccinée.

Des tentes avec des sièges étaient disponibles comme salles d’attente. Les personnes désireuses de se faire vacciner se déplaçaient d’une tente à l’autre en fonction du rythme des vaccinations.

Durant cette attente, un docteur expliquait la procédure de la vaccination et les médicaments à prendre en cas de malaises.  Il demandait également de préparer la carte d’identité et l’adresse de chacun pour remplir la fiche d’information.

Après la file d’attente, le processus de vaccination se faisait en 4 étapes dans 4 tentes différentes.

D’abord, les personnes entraient dans une première tente où leur température était prise.

Dans la deuxième tente, le personnel de santé les interrogeait sur leur âge, leur adresse, leur profession, leurs maladies et les médicaments qu’elles prenaient. Ensuite, on leur remettait la carte de vaccination („karatra vaksiny“) à moitié remplie par leurs informations personnelles.

Dans la troisième tente, « Etape vaccin », le professionnel de santé vérifiait la carte de vaccination afin de s’assurer de l’identité du patient. Et avant d’administrer le vaccin, il lui demandait s’il avait des maladies chroniques telles que diabète, hypertension ou allergie. Ceci permettait de déterminer le risque de l’injection. Ensuite, le patient recevait sa première dose du vaccin indien Covishield, équivalent au vaccin AstraZeneca.

Enfin, dans la quatrième tente, les personnes vaccinées été invitées à s’asseoir pendant quinze minutes.  Et un médecin venait dans la tente pour constater l’absence des effets indésirables avant de les laisser partir avec la carte de vaccination tamponnée. Les personnes étaient officiellement vaccinées !  „Vita vakisiny“ (« Je suis vaccinée »).

En quittant le vaccinodrome, les mains devaient à nouveau être soigneusement lavées.

Dans la soirée, un léger mal de tête et une sensation de fatigue s’étaient installés. Mais le lendemain, ces symptômes avaient disparu.

Les personnes devront se faire administrer une deuxième injection dans un mois. Toutefois, la prochaine livraison du vaccin n’arrivera pas avant Septembre.

Vaccination Corona Vaccinodrome Madagascar
Contexte Madagascar
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) des Nations Unies organise l’accès aux vaccins dans le cadre de l’initiative COVAX. Jusqu’à présent (juin 2021), 132 millions de doses de vaccin ont été données dans le monde entier. Cela devrait également permettre aux pays pauvres d’avoir accès aux vaccins.

En 2020, le président de Madagascar, Andry Rajoelina, avait fait la promotion du Covid-Organics (CVO), une décoction à base d’Artemisia qui serait un traitement préventif et curatif contre le coronavirus. Cette boisson, appelée « Tambavy » en malgache,  était développée et produit par l’IMRA (Institut malgache de recherches appliquées). Convaincu de l’efficacité du Covid-Organics, le président incitait activement ses 28 millions d’habitants à le boire.

Il avait même refusé de participer au COVAX, tout comme l’Érythrée, le Burundi et la Tanzanie.  Ce n’est qu’en avril 2021, et face à une deuxième vague féroce du coronavirus,  qu’il a accepté de recevoir les doses – gratuites – du vaccin. Et en mai, 250 000 doses sont arrivés à Madagascar.

Madagascar est l’un des derniers pays d’Afrique à se faire vacciner.  Les agents de santé, les travailleurs sociaux, les forces de l’ordre, les personnes vulnérables et plus de 70 ans sont prioritaires. Néanmoins, le ministère de la santé a décidé d’étendre la vaccination à une population plus large vu l’approche de la date de péremption du vaccin.


Vaccination Corona Vaccinodrome Madagascar

Pâques à Madagascar

Des fêtes de Pâques pas comme les autres …

Normalement, je passe toujours les fêtes pascales auprès de ma famille à Tamatave, sur la côte est. Cette fois-ci, ce n’est malheureusement pas possible à cause de Covid-19.

Bettina, PRIORI Antananarivo Madagascar

Bettina, PRIORI Antananarivo Madagascar

En effet, depuis quelques semaines, la Covid-19 sévit surtout la capitale, Antananarivo (Tana). Chaque jour, on entend les sirènes des ambulances qui transportent les malades. Ces sirènes sont hélas devenues notre quotidien… Et la ville de Tamatave n’est pas non plus épargnée par ce virus mortel ! J’ai même appris que certaines de mes connaissances ont succombé de la Covid-19 …

Et pour éviter d’être contaminés ou de contaminer ma famille à Tamatave, mon mari, mon fils et moi décidons de passer les fêtes pascales à Tana.

Nous assistons à la messe de Pâques. En tant que chrétiens, Pâques est une fête importante. Elle rappelle la mort et la résurrection de Jésus. Et nous la célébrons à l’église chaque année (cette fois-ci à Tana).

Ensuite, nous profitons du beau temps pour sortir un peu de Tana, en empruntant la route nationale 1, en direction d’Ambatomirahavavy, bourg prisé pour la dégustation du maïs grillé et ses fruits tels que kakis et patates douces.

La circulation est très fluide. Les gens sont sûrement chez eux et fêtent Pâques en famille avec un bon repas spécial, un peu de musique etc … tout en respectant les gestes barrières.

Nous longeons des rizières, des briqueteries et quelques zébus. Entre le vert des rizières, le rouge des briques et le bleu du ciel, le contraste des couleurs est juste magnifique. Nous roulons une vingtaine de kilomètres jusqu’à ce que nous apercevions les marchands avec leurs étals de fruits et leurs marmites sur le feu. Les diverses couleurs des fruits sont attrayantes et incitent les automobilistes à s’arrêter. C’est ce que nous faisons. Sur les étals, on a l’embarras du choix avec les fruits de saison tels que les kakis, les avocats, les goyaves, les pastèques etc … Dans les marmites, du maïs (Katsaka), de la patate douce (Vomanga), du taro (Soanjo) n’attendent qu’à être dégustés … Et n’oublions pas le fameux « Solovolo » qui est un gâteau de maïs pilé, emballé dans des feuilles de maïs et cuit à la vapeur. Il faut absolument le goûter !

Après avoir acheté divers fruits, nous rentrons à Tana. Cette petite sortie dans la région d’Itasy nous a revigorés. Elle nous a permis, « d’oublier », durant quelques heures, la pandémie et ses conséquences sur notre vie et notre travail …

Et bien que j’aie voulu être auprès de ma famille durant le weekend pascal, je me dois d’être raisonnable et des sacrifices sont de mise en cette période de pandémie. Et quand la Covid-19 sera enfin maitrisée, la vie reprendra son cours normal et j’aurai de multiples occasions d’être avec ma famille à Tamatave pour célébrer Pâques, Pentecôte, Noël ou Nouvel an ensemble.

Antananarivo, 06. Avril 2021, Bettina, PRIORI Antananarivo Madagascar

Education à Madagascar

Education à Madagascar

Histoire de la première école à Madagascar

Vous savez, on ne peut pas parler d’école sans mentionner l’éducation ou l’instruction. Autrement dit, on ne peut pas non plus parler d’instruction sans l’alphabétisation.

Avant l’avènement du roi Radama 1er (1810-1828), rien n’était consigné par écrit. L’éducation, basée sur la tradition, se faisait oralement et se transmettait ainsi d’une génération à l’autre.

Toutefois, vers 1500, les Côtes de Madagascar étaient déjà visitées par des gens venus d’ailleurs. Ces étrangers, dont les arabes, s’étaient installés particulièrement dans la partie sud-est de l’Ile et utilisaient l’alphabet arabe, connu sous le nom de « sorabe », pour communiquer.

Pour cela, ils utilisaient comme support de document, le papier antemora. Il est fabriqué à partir d’une pâte tirée de l’écorce de l’arbre vernaculaire (arbre indigène du pays appelé « havoa »). Cette écorce est pilée, mélangée avec de l’eau, puis étalée sous forme d’une fine couche de pellicule. Ensuite, elle est pressée, séchée et on obtient un parchemin.

Les premiers mots malagasy étaient donc écrits en arabe dans la région Sud-Est de Madagascar, plus précisément chez les Antemoro (Manakara, Vohipeno, Vangaindrano, Farafangana),  jusqu’à Fort Dauphin.

A la suite de son père (le grand roi Andrianampoinimerina), le roi Radama 1er était entouré de conseillers antemoro dans son palais. Ils étaient ses conseillers politiques, ou encore ses devins astrologues.

Le roi leur demandait de lui apprendre à lire et à écrire le malagasy en alphabet arabe.

Et vers 1820, avide de connaissances, le roi Radama a tissé un lien d’amitié avec les Européens (Français et Anglais). Les Anglais ont précédé les Français en menant une mission d’évangélisation sur l’île. Pour cela, il était dans leur intérêt d’apprendre à la population locale l’alphabet latin afin de faciliter la communication et d’atteindre leur but. Et le roi Radama trouvait que l’alphabet latin était plus facile à utiliser que celui de ses amis antemoro.

Ainsi il ordonnait que la langue malagasy utiliserait l’anglais pour énumérer l’alphabet (a- bi- di- e- efo- gué- haintso- i- dji- ké- el- emm- enn- ou -pi – ara- eso- ti- vé- i grika – zedra).

La prononciation des diphtongues se faisait en français. Des 26 lettres de l’alphabet français, il ne restait plus 21 lettres pour l’alphabet  malagasy. Le roi trouvait inutile l’usage du « c », du « q », du « u », du « w » et du « x ».

Education à Madagascar
Une école a donc été créée au palais pour les « zanak’andriana », les fonctionnaires et les officiers du palais. D’ailleurs,  « Sekoly », école en français, est la traduction de school en anglais.

Et pour confirmer cette belle relation entre le roi et les Anglais, de jeunes princes malagasy étaient envoyés en Angleterre pour apprendre et élargir leur instruction.

Plusieurs écoles ont été ensuite ouvertes telles qu’à Avaradrova où étudiaient de jeunes princes et même les nièces du roi.

Plus tard, des missionnaires de la LMS (London Missionary Society) ou de la MFP (Mission protestante française) ont instauré des écoles, en majorité protestantes,  à Tamatave, Fort Dauphin, Ambositra, Ambatomanga ou Antsahadinta.

Education à Madagascar
En 1881, sous le règne de la reine Ranavalona II, la scolarité était obligatoire pour tous les enfants malagasy.

Et dès le début du 20ème siècle, et par le biais du gouverneur, Général Gallieni, fondateur de l’Académie Malagasy, l’instruction devenait publique.

Les lois « Ferry » appliquées dans le pays, nouvellement colonisé, imposaient une scolarité gratuite, obligatoire et laïque, notamment pour l’enseignement primaire.

Education à Madagascar
Plus tard, des écoles taillées aux besoins des colonisateurs étaient créées. A titre d’exemple, l’école régionale de Mantasoa a une vocation agricole ou industrielle. L’école La Myre de Villers de Tananarive formait les instituteurs ou des agents subalternes de l’administration. Et l’école de médecine de Befelatana assurait la formation des médecins.

Et peu avant l’accession du pays à l’indépendance, en 1960, tous les chefs-lieux des six provinces étaient dotées de lycées publics. Et parallèlement, des écoles privées laïques ou confessionnelles, pullulaient un peu partout dans les petites et moyennes agglomérations des provinces. Elles étaient sous forme d’écoles primaires, de collèges ou de lycées privés.

Chiffres et taux d’alphabétisation

En 2005, le taux d’alphabétisation était de 66,5 % dont 59,7 % chez les femmes et 73 % chez les hommes.

Le nombre d’habitants était estimé à 19 millions, dont  27% d’urbains et 73% de ruraux.

L’écart du taux d’alphabétisation, entre les femmes et les hommes, s’explique notamment par le fait, qu’en Afrique, l’éducation des femmes est plutôt négligée par rapport à celle des hommes. Les parents, faute de moyens financiers, préfèrent soutenir l’éducation de leurs garçons au détriment de celle de leurs filles.

D’ailleurs, la faiblesse du taux d’alphabétisation est commune  dans presque tous les pays d’Afrique. Elle est, généralement, due au manque de moyens financiers des parents ou des communes, dont les écoles publiques non dotées de cars scolaires, se trouvent trop loin du village. Et les parents démunis ne peuvent malheureusement pas envoyer leurs enfants dans des écoles privées proches de leur domicile car les frais de scolarité leur sont inaccessibles

C’est ainsi qu’il est difficile d’avoir une statistique fiable, du nombre des établissements scolaires à Madagascar.

Toutefois, on sait que les établissements d’enseignement sont actuellement groupés sous l’égide, d’une part de l’Etat pour les établissements publics, et d’autre part sous la tutelle de la « DNEP » (Direction Nationale des Ecoles Privées) ou de la « DIDEC» (Direction des Ecoles Catholiques) pour les établissements privés libres ou d’obédience confessionnelle catholique.

Le système éducatif appliqué à Madagascar

Le système éducatif, actuellement appliqué à Madagascar, est calqué sur le système éducatif français.

Normalement, tous les établissements d’enseignement publics ou privés sur le territoire national, ne peuvent exercer sans une autorisation préalable de l’Etat.

Avant d’ouvrir, les établissements scolaires d’enseignement général tels que les établissements préscolaires, les écoles primaires, les collèges et les lycées, doivent se soumettre aux conditions prescrites par le ministère de l’éducation nationale, pour obtenir leur aval.

Par contre, Les écoles professionnelles et les établissements techniques, sont sous la tutelle du ministère de l’enseignement technique et professionnel.

Quant aux universités et établissements supérieurs du pays, ils sont placés sous l’autorité du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Tous les diplômes d’enseignement délivrés à Madagascar doivent être reconnus par l’Etat malagasy. E si l’établissement est à la fois agrée par le ministère de l’enseignement dont il dépend, le diplôme délivré est homologué par le ministère de la fonction publique et des lois sociales.

La délivrance des diplômes d’enseignement supérieur, suit le système  « LMD » (Licence pour bac+3, Master 1 pour bac+4, Master 2 pour bac+5 et Doctorat pour bac +6 et plus)

Les problèmes de l’éducation à Madagascar

Les problèmes de l’éducation sont multiples à Madagascar.

Dans la majeure partie des cas, les parents qui, eux-mêmes sont pauvres et peu instruits, ne trouvent pas l’avenir de leurs enfants, dans l’enseignement.

Et certains parents ont même une perception négative des écoles, dans la mesure où celles-ci  embrigadent très souvent pendant de longue période leurs enfants qui, au lieu de les aider aux champs ou dans leurs besognes, sont accaparés et retenus par leur scolarité.

En effet, grâce à la corruption, seuls les enfants des riches arrivent à atteindre le sommet de la pyramide sociale.

Mais pour cette rentrée scolaire 2020/2021, les établissements primaires existants sont débordés. Certaines localités n’arrivent même plus à accueillir la totalité des élèves inscrits.

Le nombre des élèves inscrits en classe primaire a augmenté grâce aux efforts du gouvernement :

  • L’état a doté chaque élève de kits scolaires complets gratuitement.
  • Les frais dˊinscription sont annulés
  • Des cantines scolaires sont ouvertes au niveau des établissements scolaires, surtout en primaire

Malheureusement, les infrastructures scolaires existantes n’arrivent pas à contenir tous les enfants de Madagascar.

J’en conclus que construire plus d’infrastructures écolières et des routes, donner plus de chance aux enfants malagasy d’aller à l’école en allégeant les frais d’inscription (voir les annuler) et offrir le maximum de formation possible aux enseignants seraient les trois piliers pour une meilleure qualité de l’éducation à Madagascar.

Chers lecteurs, si vous souhaitez apporter votre contribution aux enfants malagasy, vous serez les bienvenus.

Janvier 2021, écrit par Tiaray, guide de voyage PRIORI
rédigé par Bettina PRIORI Antananarivo

Street food à Antananarivo Madagascar

Je m’appelle Tiaray. Aujourd’hui, je vais vous présenter le thème « STREET FOOD à Antananarivo, la capitale de MADAGASCAR ».

Madagascar est une île de l’Océan indien. Située à l’Est du continent africain, elle est bordée à l’ouest par le canal de Mozambique et à l’est par l’Océan indien.

L’île s’étend sur une longueur Nord-Sud de 1590 km et une largeur Est-Ouest de 590 km, avec une superficie totale de 592.000 km2. La population est estimée à 22 millions d’habitants.

La capitale, Antananarivo, qui veut dire la ville des mille, engrange plusieurs systèmes de bouffe rapide dont le « STREET FOOD » que nous allons vous dévoiler, maintenant, sous ses diverses facettes.

Vous allez découvrir les goûts et les réalités quotidiennes que vit le peuple malagasy pour trouver de quoi remplir son ventre.

Nous vous emmenons dans 3 quartiers très fréquentés de la ville dont Anosy (le quartier ministériel), les 67 Ha où l’on peut facilement rencontrer les habitants des 18 ethnies du pays et enfin, Analakely, le cœur de la capitale.

Nous sommes à Anosy, au marché de Soamanatombo. Pour un petit déjeuner pris à la va-vite, le Malagasy arrive à ne pas manger un plat de riz. Les lève-tôt peuvent, à 5h, 4h et voire même à 3h du matin, se contenter  d’une tasse de thé ou de café (avec ou sans lait), accompagnée de Mofogasy, de Ramanonaka ou de Menakely qui sont fabriqués avec de la farine de riz. Vous voyez, le riz est toujours présent. Nous ne pouvons pas nous en passer.

Et s’il n’est pas très pressé, un bon Malagasy prend un ou deux plats de vary amin’anana, avec 5 à 10 centimètres de kitoza ou de saucisse en guise de petit déjeuner. Et cela se termine toujours avec une tasse de thé ou café (avec ou sans lait).

Et il y en a d’autres qui prennent des soupes bouillantes telles que Lasopy jarret, Lasopy légumes ou Lasopy dite chinoise et pourtant faite maison et à la malagasy. (La soupe se traduit « Lasopy » en malagasy)

En milieu de journée et pour tromper la faim, il grignote des sortes d’amuse-bouche comme les Caca pigeon (croquettes), des Masikita (brochettes) ou encore du Kaomposé (« composé » – une sorte d’entrée locale à base de carotte ou achards carotte, de pomme de terre et de betterave cuite à la vapeur ; on mélange le tout avec de la mayonnaise).

Avant tout, il faut d’abord comprendre que nous, les Malagasy, sommes de grands mangeurs de riz ; 3 fois par jour, si possible et si on a le temps. Mais pour le déjeuner, on prend du riz dur et sec, cuit contrairement à celui qu’on prend au petit déjeuner, vous vous souvenez du Vary aminanana ?

Il est midi et demi et c’est l’heure du déjeuner. Tout est déjà prêt depuis 10 heures du matin et on attend juste que les clients viennent commander.

Nous sommes à Anosy, toujours au marché de Soamanatombo. Ici, il y a tout ce dont on a besoin ! Nous, les Malagasy, aimons manger le riz avec plusieurs sortes d’accompagnement.  Généralement, ces accompagnements sont à base de viande de porc, de zébu ou de poisson et sont mélangés avec diverses variétés de grains secs dont les haricots, les pois du cap, les pois de Bambara (Voanjobory) ou les lentilles (Voanemba, Tsiasisa). Les viandes peuvent aussi être mélangées avec des légumes tels que les choux, la carotte, la cristophine ou tout simplement avec des brèdes endémiques comme l’Anamalaho, et l’Anamadinika, qui poussent naturellement dans les champs. Hum, « Matsiro ! » C’est délicieux non ?

Dans ce système de Street Food, le prix d’un plat de riz varie de 2000 à 3000 Ariary, soit moins d’un euro. L’Ariary est notre monnaie nationale. Et actuellement, un euro est équivalent à 4600 Ariary.

Et nous disons MAZOTOA !! (qui se prononce « MAZTOU »). Ce qui signifie « Bon appétit »

Pour le dessert, à part la banane que l’on trouve tout au long de l’année, on a toujours des fruits de saison que l’on peut transformer en salade de fruits (mélange d’au moins 3 sortes de fruits) comme la banane mélangée avec de la pastèque, de la papaye ou de la mangue. C’est à vous de faire le choix. C’est délicieux non ?

Mais je veux préciser que tous ces aliments que j’ai cités sont tous préparés avec soin et vous pouvez les manger tout de suite. Vous n’avez pas besoin d’attendre, on vous les sert rapidement.

Pour se détendre en fin d’après-midi, et en Afterwork, on se retrouve pour manger des grillades et des brochettes. Allez au 67 Ha, chez « Super Milomboko », la bonne adresse à ne pas rater. Et dégustez « chez Abdoul », le Pakopako, une sorte de crêpe souple et tendre mais dans la pâte est quand même beaucoup plus épaisse. C’est une spécialité de la partie Nord de Madagascar mais qui est très prisée dans la capitale. On le mange avec des rondelles de concombre finement tranchées (achards de concombre) et du Moussakiki (brochette de viande de zébu). Ces diverses recettes sont accompagnées de boissons de la société STAR, dont la fameuse bière THB, internationalement connue.

Vous voyez, outre les boissons comme le Fanta, le Soda ou encore le Coca cola, on a également le jus frais de Vesou. C’est du jus de canne à sucre accompagné de zeste de citron ou de gingembre, pour donner un peu de goût. Après le dur travail de la journée ou la routine quotidienne, on a besoin d’un peu de sucre pour renouveler notre énergie. Et voilà le Vesou ! C’est un délice ! Et c’est énergisant, je vous assure ! Vous en trouverez à Analakely, le cœur de la capitale. Et je vous invite d’y goûter. Je vous recommande même de goûter toutes ces recettes une fois que vous passiez à Tana.

Notre émission touche à sa fin. Je vous remercie de l’avoir suivie et j’espère que cela vous a plu.

Je vous souhaite une merveilleuse année 2021. Merci et à très bientôt !

Tiray, guide de l’agence PRIORI à Antananarivo

 

Fatapera Madagascar

FATAPERA 

Presque la majorité de la population malgache n’a pas le moyen d’utiliser des réchauds à gaz ou électrique, car malheureusement plusieurs lieux à Madagascar n’ont pas accès à l’électricité. Le premier et pour le moment le seul fournisseur d’électricité officiel à Madagascar est la « compagnie nationale d’eau et d’électricité » JIRAMA, qui est aussi entièrement gérée par l’état malgache.

Etant donné qu’elle est la seule distributrice d’électricité dans tout le pays, le courant fourni est malheureusement très cher mais aussi insuffisant. Actuellement, les coupures d’eau et d’électricité font partie de la vie quotidienne des citadins. Donc, la meilleure solution pour la cuisson des aliments c’est le « fatapera » !

Etymologiquement, le mot « Fatapera » vient d’une combinaison de deux mots malgaches « Fatana » qui signifie réchaud et « fera » ou fer, ce qui donne le mot « Fatam-pera », mais on a l’habitude d’écrire ou de prononcer « Fatapera », comme çà c’est aussi plus facile.

Le Fatapera est un « ustensile à cuisine » en forme d’une potière ou d’une cuve réfractaire avec un « karakara » ou une « grille » au milieu avec des supports dans la partie supérieure permettant de poser la marmite ou la poêle ou la casserole. La plupart des malgaches à la campagne comme dans les grandes villes utilise ce réchaud traditionnel pour cuire les aliments. Ceci est très facile à utiliser et aussi valable pour toutes les classes sociales. Le fatapera fonctionne seulement au charbon de bois en malgache « arina fandrehitra». Pour allumer le charbon, on aura besoin de quelques morceaux de bois ou du papier, on les allume et c’est parti… On a maintenant assez d’énergie pour la cuisson!

La principale source combustible à Madagascar est le charbon de bois. Car les appareils électroménagers ne sont pas toujours à la portée de tous. Par contre, la source d’énergie au charbon est financièrement accessible à tous les malgaches, car le coût d’un sac de charbon varie entre 10 000 Ariary à 25 000 Ariary soit entre 3 à 6 Euro. Une famille de 4 personnes consomme à peu près 1,5 ou 2 sacs de charbon par mois. Ce qui est bien plus abordable que le gaz ou l’électricité.

Par ailleurs, le charbon de bois est l’un des facteurs qui accélère la destruction rapide de l’environnement, des forêts et des biodiversités de Madagascar. Donc pour réduire la consommation du charbon, il y a différentes associations environnementales à Madagascar, qui sensibilisent les gens à utiliser le « fatapera mitsitsy », celui-ci économise le charbon.

Dans chaque habitation à Madagascar, on peut y trouver au moins un fatapera. Ceci est très pratique et aussi plus rapide que d’autres appareils à cuisson. En effet, il y a deux types de fatapera : il y a l’ustensile rudimentaire fabriqué en métal ou en tôle de fer, qui est souvent disponible en forme carrée. Ce type de réchaud consomme beaucoup plus de charbon mais il diffuse beaucoup d’énergie que les autres et est donc plus rapide. L’autre type de réchaud c’est le fatapera fabriqué à base « d’argile cuite », qui est aussi très connu sous le nom « fatapera mitsitsy». Ce réchaud permet de consommer moins de charbon car l’argile absorbe mieux la chaleur que le fer. Généralement, ceci a une forme circulaire et c’est aussi plus cher que le simple fatapera, le coût de ce réchaud économe varie entre 1 à 6 Euro, selon la qualité.

Ce « cuiseur économe » joue un rôle très important dans la cuisine malgache. Lors d’une petite promenade dans la ville d’Antananarivo, on constate que les fatapera sont indispensables pour les petites gargotes de la ville. Les marchands s’installent partout sur le trottoir, avec leurs réchauds et leurs marmites dans lesquelles on y trouve des soupes, du riz avec des légumes, des viandes et même des patates douces, du maïs, du manioc, etc… Ils utilisent aussi ce réchaud pour les fritures comme les beignets de bananes ou des légumes, pomme de terre et aussi pour les fameuses « maskita » ou brochettes et surtout pour les grillades… Sûrement même dans les grands restaurants, ce cuiseur typiquement malgache est aussi très utile. Comme il est très facile à porter, la famille malgache a l’habitude d’en apporter un lors d’une petite excursion hors de la ville… En pleine nature, accompagnée par un son de musique tropicale, elle fait griller des viandes ou des « maskita » à base de viande grasse et des petits légumes sans oublier la sauce de pistache un peu piquante qui va avec… Chez nous on dit souvent que les aliments cuits par le fatapera ou par le feu de bois sont les plus délicieux !

Octobre 2020, écrit par Fanasina, PRIORI Antananarivo

Madagascar: les ponts sur les rivières de Betsiboka et de Kamoro

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Madagascar: les ponts sur les rivières de Betsiboka et de Kamoro

Au départ d’Antananarivo, la route nationale 4 (RN4), qui mène vers le nord, passe par la ville de Maevatanana. Cette bourgade est considérée comme la frontière des hauts plateaux et de la plaine côtière. Maevatanana est également la capitale de la région de Betsiboka. Homonyme du fleuve, la région de Betsiboka traverse le territoire dans la direction Sud au Nord.

La petite ville de Maevatanana se trouve à seulement 70 mètres d’altitude, à l’Est de la rivière d’Ikopa; celle-ci approvisionne la capitale en eau potable. A 40 km au nord de Maevatanana, l’Ikopa se jette dans le fleuve de Betsiboka, qui à son tour se jette dans le grand delta intérieur de Majunga.

Madagascar: les ponts sur les rivières de Betsiboka et de Kamoro

Le pont sur le fleuve de Betsiboka
A 20 km à l’Est de la ville de Maevatanana, au PK 336 + 700, un pont rectiligne en acier surplombe le fleuve déchainé de Betsiboka.
A cet endroit, en 1934, un premier pont suspendu, d’une portée de 130 mètres, a été construit par une entreprise française du nom de Leinekugel Le Coq.

Madagascar_Betsiboka_pont

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En 1942, pendant la Seconde Guerre mondiale, ce pont suspendu a été endommagé par les troupes de Vichy qui battaient en retraite.

La partie centrale du pont était dans l’eau. Mais le 11 Septembre 1942, les armées britannique et sud-africaine, en approche, ont quand même pu emprunter la chaussée effondrée ; et cela malgré les bombardements de l’armée française de Vichy.

Le pont en fer, gravement endommagé pendant la guerre, a été démoli. Et un simple pont métallique, de style Bailey, avec des entretoises métalliques en forme de treillis, a été construit au même endroit.

Le pont, à voie unique, d’une longueur de 280 mètres, fonctionne toujours et a été rénové en 2015. Ce pont relie la route nationale 4 et montre un paysage spectaculaire sur les cascades et les rapides qui débouchent progressivement dans la gorge du fleuve de Betsiboka. Pendant la saison des pluies, lors des crues, le fleuve se déchaîne et d’énormes quantités d’eau se jettent vertigineusement sur les rochers en formant de la mousse. Un moment exceptionnel ! En saison sèche, les eaux sont moins tumultueuses. Toutefois, elles restent de couleur rouge, la couleur de l’érosion.

 

Madagascar: les ponts sur les rivières de Betsiboka et de Kamoro
Le pont sur la rivière Kamoro

Madagascar_Kamoro

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Au PK 406, l’imposant pont suspendu surplombe la rivière de Kamoro à 206,5 mètres. Il a été également construit par la société Gaston Leinekugel Le Cocq.
(L’entreprise a construit trois ponts suspendus en fer à Madagascar entre 1931 et 1934 : Mananjary, Betsiboka et Kamoro.)

Le pont suspendu sur la rivière de Kamoro a une portée de 206,5 mètres. Les 12 câbles de fixation passent sur les deux pylônes métalliques de 22,7 mètres au dessus de la chaussée. Les suspentes posées sur les 2 chaussées maintiennent les câbles suspendus et sont fixées avec des sellettes.
Le solide pont a été construit avec 876 tonnes de fer. Alors qu’un pylône a été bâti sur un soubassement près du rivage, l’autre repose sur un mur de soutènement. De là, un pont d’accès de 56 mètres débouche sur la route. Et la chaussée, de 4 mètres de large et d’une longueur totale de 262,5 mètres, empêchait depuis toujours les voitures de se croiser.
Le pont vieillissait peu à peu. Il formait de plus en plus un « goulot d’étranglement » à voie unique entre la capitale et le nord, à travers lequel environ 1000 véhicules se frayaient un chemin chaque jour. Il n’y avait pas d’autre alternative : c’était le seul pont sur les 145 km le long du fleuve Kamoro.

L’image du pont suspendu de Kamoro illustre les nouveaux billets de banque de 1000 Ariary, en Septembre 2017.

En 2017, ce pont bien usé a été rénové par l’entreprise Eiffage TP. La rénovation était financée par la Banque Mondiale.

La Société Eiffage est un conglomérat français, créé en 1993 par fusion, aux origines duquel appartient, avec de nombreuses autres entreprises de construction, la société Gustave Eiffel (Tour Eiffel à Paris).
Le pont est un témoignage de la culture industrielle et mérite d’être préservé.
Malgré que ce pont n’ait pas été construit par Eiffel, la population l’a quand même surnommé « le pont Eiffel » en raison de son architecture en fer.

Eiffage TP a également obtenu le contrat de construction d’un nouveau pont de 265,5 mètres de long, à proximité de l’ancien pont. Cette construction a aussi été financée par la Banque Mondiale. Les travaux ont duré deux ans et se sont déroulés sans aucun incident.
Ses piliers en béton, qui dépassent de 36 mètres au-dessus de la chaussée, semblent plus légers et plus fragiles que les pylônes de fer à côté. La chaussée à deux voies, large de 7 mètres, s’étend sur 206 mètres entre les piliers et un lit de fer boulonné. 80 kilomètres de câbles en acier ont été nécessaires et 4 600 m3 de béton ont été utilisés.

Le nouveau pont suspendu a été construit à 14 mètres, seulement, de l’ancien pont.
Le nouveau pont fut inauguré le 17 juillet 2017. Et le président de la République de l’époque a déclaré : «Les deux édifices symbolisent le passé et l’avenir. Nous ne devons pas oublier ce qui a été fait dans le passé pour continuer le développement de notre pays ».

Madagascar: le concept du temps

Madagascar: le concept du temps

Madagascar est un pays francophone et la langue française est sa deuxième langue officielle. Avant, la langue d’enseignement était le malgache mais aujourd’hui plusieurs établissements scolaires essayent de pratiquer la langue française dès le préscolaire. Elle est aussi la langue administrative et est utilisée comme langue de communication (comme dans la publicité, les annonces etc).

Pourtant, cette langue n’est maîtrisée que par une minorité de la population. En effet, les malgaches utilisent beaucoup de mots français dans la vie quotidienne sans parler la langue couramment. De ce fait, nombreux sont les malgaches qui font beaucoup d’erreurs par exemple, ils confondent souvent les adverbes de temps comme : demain et hier, la semaine dernière et la semaine prochaine…

Prenons par exemple ce message envoyé par un malgache: « Désolé Mr . Moi il y a un problem. Mon Oncle est mort dans le semaine prochain. A demain ». En effet, la non maitrise des mots rend le message incompréhensible et la communication devient plus difficile. Pour certains malgaches, l’adverbe de temps «hier» a une connotation future et le terme « demain » fait référence au passé. Comment s’explique ce phénomène ? Les français et les malgaches apprécient le temps différemment. Souvent, les malgaches apprennent la langue sur le tas et confondent le sens des adverbes. Comme la plupart ne va pas à l’école, elle interprète le sens des mots selon la situation.

Par exemple, comme les malgaches vivent dans des conditions de vie difficiles, ils s’endettent pour pouvoir manger aujourd’hui et par contre ils doivent rembourser leur prêt aujourd’hui même ou au plus tard le lendemain.

Madagascar: le concept du temps

L’expression malgache : « izay hohanina anio tadiavina androany» traduit en français «on doit chercher aujourd’hui ce qu’on va manger aujourd’hui même ».      Vu la difficulté financière des malgaches, il faut d’abord vivre le présent et survivre. Le mot « Anio » veut dire aujourd’hui ou bien le présent. D’après cette expression, on dit qu’il faut se concentrer sur le présent. D’après une autre expression malgache « Aleo maty rahampitso toy izay maty androany » c’est-à-dire « il vaut mieux mourir demain qu’aujourd’hui ». Les malgaches s’endettent pour pouvoir manger aujourd’hui et par contre ils doivent rembourser leur prêt aujourd’hui même ou au plus tard le lendemain. Ainsi, quand on travaille aujourd’hui on peut payer ce qu’on a dépensé hier. De ce fait, ils ne peuvent pas faire des économies.

Les Ntaolo ou les ancetres étaient des sages, ils ont étudié la vie quotidienne malgache à travers le passé. A chaque fait, ils ont tiré des leçons de vie par expérience. Ils ont transmis leur sagesse à leurs descendants à travers des proverbes et expressions. Ces pratiques sont devenues un mode de vie et sont appliquées jusqu’à maintenant. Les malgaches se référent toujours aux proverbes.

Le passé est très important pour les malgaches car grâce à ce qu’on a déjà vécu qu’on peut garder ce qui était bien et peut améliorer le futur. En malgache le mot «taloha» ou « teo aloha » désigne le passé. Le mot « aloha » veut dire en français « devant » et le sens du mot « aoriana » est derrière. Pour designer le passé on met la lettre « T » devant ces adverbes par exemple: « aloha » devient « taloha ». Pour designer le futur on dit « any aoriana any » ou « any aoriana » c’est-à-dire le futur est encore loin.

Madagascar: le concept du temps
Pour les adverbes de temps comme : aujourd’hui ou « anio », hier ou « omaly », avant-hier ou « afakomaly », demain ou « rahampitso », après demain ou « rahafakampitso ». Anio c’est le présent, Omaly veut dire hier, c’est-à-dire le jour précédent « anio ». On peut dire que omaly est déjà passé et ce qui est déjà eu lieu.

Si pour les français, l’espace temps est une ligne imaginaire sur laquelle on se déplace. Par contre pour les malgaches, l’homme se met au milieu de l’espace de temps et c’est le temps qui rattrape ou le dépasse. Par exemple, quand on souhaite bonne année en malgache on dit « arahaba tratra ny taona » c’est-à-dire qu’on est rattrapé par l’année. C’est comme si on courait devant et on se fait rattraper par le nouvel an.

Madagascar: le concept du temps
La différence entre la langue malgache et le français c’est la construction des phrases. En malgache, le verbe est en début de phrase et selon le temps, les verbes commencent par un «M» pour marquer le temps présent, ou un «N» indiquant le passé ou un «H» pour le futur. Prenons par exemple : pour le passé, on dit : « Nianatra lesona aho omaly » pour le présent : « Mianatra lesona aho izao » ou pour le future hianatra lesona aho rahampitso.  Par contre pour le français, c’est toujours le sujet qui commence la phrase et après le verbe et le complément.

Quand certains malgaches utilisent la langue française, ils écrivent ou parlent le français en raisonnant en malgache. Par conséquent, on trouve toujours des phrases incompréhensibles. En effet, l’appréciation du temps n’est pas la même pour chaque pays. Au pays du moramora, tout est vague et relatif. Selon la culture malgache, le passé est le plus important et le futur est moins important

Octobre 2020; écrit par Koloina
PRIORI Antananarivo

Madagascar Corona: vivre à Tamatave

Madagascar Corona: vivre à Tamatave

Une jeune étudiante raconte de sa vie actuel à Tamatave / Toamasina Madagascar.

Madagascar Corona: vivre à Tamatave
(03. Juin 2020) Vivre à Tamatave ce n’est pas facile surtout il y a le confinement d’un côté ; Tamatave est l’un de la grande ville le plus touchée du coronavirus à Madagascar avec les infectés qui n’arrêtent pas de s’accroitre et surtout et il est la ville qui a plus de mort actuel. Tamatave est très vaste avec de nombreuses populations alors c’était difficile pour les autorités au début d’empêcher les gens de sortir chez eux.

En raison de mes études j’étais obligée de rentrer à Tamatave, la fac m’envoyait un message concernant la reprise de cours, alors je suis rentrée. La première semaine de mon arrivée la situation est encore vivable, car il n’y avait eu pas encore un mort et les infectés étaient guéris par « le fameux jus » fabriqué par le gouvernement, mais seulement on peut sortir que le matin jusqu’à midi.

Pour sortir il faut toujours prudent en respectant les mesures que le gouvernement a imposés : porter du masque et respecter l’espace d’un mètre car on ne sait jamais qui sont les porteurs du virus. Mon cours se passait bien aussi d’un côté, comme on a que seulement la demi-journée pour travailler, c’était la routine c’est évident ; mais en rentrant c’est là le problème car le pousse-pousse et le tuc-tuc sont très rares qui passe par la route.

Madagascar Corona: vivre à Tamatave
Mais la situation s’est aggravée parce qu’il y a plus en plus infectés par le virus et il y a eu des morts aussi, du coup l’Etat a pris une mesure de clôturer Tamatave c’est-à-dire aucune sortie et aucune entrée, c’est interdit de franchir la zone. La vie dure a commencé à ce moment car c’est difficile pour les agriculteurs de faire entrer leurs produits à Tamatave à cause de la route coupée, alors les prix des produits qu’on a besoin à première nécessité ont augmenté de plus de 40% (riz, huile, sucre, légumes, charbon…)  Et d’un côté à cause du confinement nombreux ceux qui ont perdu leur travaille et ceux qui sont en « chômages technique », c’est triste de voir les gens de chercher ce qu’ils vont manger, la plupart de Malagasy vit le jour au jour, pourtant ils n’ont que le matin pour en chercher ; et par conséquence on vit dans l’insécurité car les gens sont affamés et depuis cette crise il y a plus de cambriolage chaque nuit et comme j’habite toute seule c’est vraiment l’angoisse quand il fait nuit.

Actuel ma dépense a deux fois plus à cause la hausses de prix des produits ainsi que l’électricité, mais ce que je n’aime pas c’est de rester à la maison toute l’après-midi, moi avec mon chat en regardant les quatre murs, psychologiquement ça me rend folle, mais pour le bien de tous il faut rester chez soi et éviter de fréquenter les autres même si mes amis me manquent. Mais l’ironique dans ce confinement c’est que l’Etat envoie des forces de l’Ordre, des commandos comme si le coronavirus est un être vivant et a peur des armes.

Madagascar Corona: vivre à Tamatave
Chose que j’ai appris dans ce confinement les Malagasy sont des égoïstes, c’est vrai il y a des bonnes personnes qui donnent son aide pour les autres mais d’autre part il y a ceux qui profitent la situation et s’enrichir pour remplir ses poches en augmentant les prix de produits pourtant le gouvernement a interdit cela.