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Musée de la photographie Madagascar : « L’épopée des ailes malgaches »

Le musée de la photographie Madagascar est parmi les patrimoines malgache qui conserve toutes les richesses culturelles et historiques malgache en image. Il se trouve à Anjohy, à plein centre-ville d’Antananarivo qui expose des histoires illustrées par des photos qui nous font voyager dans le temps en plongeant dans des histoires qui marquent l’identité de Madagascar.  Le musée n’est pas seulement du divertissement mais aussi est un support de promouvoir la culture malgache. Et c’est une façon de transmettre la culture aux gens dans la douceur et continuité en changeant le thème d’exposition tous les 6 mois.

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En ce moment le musée expose des photos sous le thème de « L’épopée des ailes malgaches » ; c’est un thème qui raconte l’histoire de l’aviation à Madagascar depuis 1855 jusqu’à 1960. A part l’exposition des photos le musée a deux salles de d’exposition des vidéos pour mieux savoir sur les histoires.

De 1855 Madagascar n’a connu que la montgolfière du Père Finaz qui survola le ciel du pays pour toute la première fois. L’appareil décolla de la pleine de Mahamasina et survola le Palais de la Reine. Après cette réalisation, le dirigeable « L’éclaireur » décolla de Sainte-Marie pour atterrir à la Réunion en 1885.

Mais la toute première avion qui survola le pays c’est un Blériot XI en 1911 dont Jean Raoult était aux commandes. De Paris à Madagascar le vol dura une semaine en faisant des stops en Alger et à Zambie. Et les trois décennies qui suivaient, on les a considérés comme étant l’âge d’or de l’aviation privée à Madagascar. Mais seulement en 1927 que Jean Dagnaux réalisa le premier vol aller et retour France-Madagascar.

MadAir Mad Air Air Madagascar Madagascar Airlines Tsaradia - L’épopée des ailes malgaches

Malgré le fait que l’aviation à Madagascar a connu une épique, ce fut seulement en 1949 l’ouverture de l’aérodrome d’Arivonimamo qui était la principale piste d’atterrissage de Madagascar. L’histoire de la circulation aérienne à Madagascar a connu un rebondissement en 1961 dont la création de MADAIR, la compagnie aérienne nationale malgache mais qui prenait la dénomination d’Air Madagascar un an après. Et à cette époque, Air Madagascar comptait 10 flottes et qui était l’une de la ressource économique de la Grande île. Et en 1967, l’Aéroport International d’Ivato a été inauguré et depuis il est devenu le principal hub du pays qui dispose d’une piste de 3,100 mètres de long sur 45 de large. Et c’est le seul aérodrome à Madagascar où l’Airbus A380, le plus long-courrier du monde peut atterrir.

Mais seulement en 2022 la compagnie nationale a pris un nouveau nom « Madagascar Airlines ». Et ce fut l’histoire de l’aviation de Madagascar.

En visitant le musée, nous pouvons voir tous les détails approfondis sur chaque thème qui mettent en valeur les histoires illustrées par des gigantesques photos qui datent des siècles mais qui conservent l’histoire et l’identité de Madagascar.


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Voandalana à Madagascar

Aujourd’hui, je vais vous parler d’une des traditions familiales à Madagascar. Il s’agit du «Voandalana».

Le mot «voandalana» vient de deux mots malgaches, «voa » qui signifie «fruit» et «lalana» ou «route». Littéralement ce mot «voandalana» signifie : «le fruit de la route» ou «le fruit du voyage». Le voandalana est donc un genre de «cadeau» qu’on apporte à la famille après le voyage.

Lorsqu’un membre de la famille malgache part en voyage, on dit «soava dia» ou «bon voyage», et quand il rentrera, la fameuse question qu’on pose, c’est «où sont les voandalana ?». Pour nous, les malgaches, il est indispensable de ramener un petit quelque chose à la maison quand on rentre d’un voyage ; que ce soit un long voyage à l’étranger, ou bien une simple visite chez les autres familles à la campagne ou dans les autres villes.

Par contre, le voandalana ne doit forcement pas être un objet de grande valeur mais c’est plutôt un petit truc qu’on achète en route; comme des fruits, des légumes, des statuettes, des jolis paniers en rafia, … Ce petite geste montre que, même si on était loin de nos familles, on ne les a pas oublié.

Et la plupart des choses que l’on ramène dépend de la région ou de l’endroit d’où on vient.

Par exemple, si on vient du sud de Madagascar, on peut apporter du vin d’Ambalavao, car cette petite ville est très réputée pour leurs vignobles. Les marqueteries et les sculptures en bois du village d’Ambositra vont très bien comme cadeau pour la famille.

Dans la région volcanique de Vakinankaratra, on peut acheter différents fruits et légumes selon la saison, tels que des pommes, des poires, des oranges, des carottes, des pommes de terre…

Voandalana

Sur la côte est de l’île, on peut acheter des fruits tropicaux à un prix modéré comme des pommes cannelles, des corossols, le genre de banane, qu’on appelle «ranjaly», des cocos,… La partie est de Madagascar est aussi très connue pour ses épices telles que la vanille, le poivre, la cannelle, …

Au bord de la route nationale 6 dans le nord de l’île, les marchands proposent différents voandalana pour les voyageurs tels que les fruits séchés, des achards confits et des bouteilles artisanales colorées avec des peintures en sable pour la décoration de maison.

La partie ouest de Madagascar est surtout connue par la fameuse «allée de Baobab». Donc ce serait bien qu’on apporte des fruits de baobabs comme cadeau, lorsqu’on revient de Morondava.

Voilà, on trouve beaucoup de choses intéressantes à Madagascar. Et si vous voulez savoir plus sur notre culture, n’hésitez pas à nous contacter, nous serons ravis d’organiser votre voyage à Madagascar.

A bientôt !

Manakara – Mananjary

2650 – Manakara – Mananjary

De Manakara, en allant vers le Nord-Ouest, en passant à l’intérieur des Hautes terres, puis vers le Nord-Est jusqu’à la ville de Mananjary.

En chemin, nous visitons une plantation d’épices tout en profitant de respirer l’air frais de la campagne. Et avec un peu de chance, nous trouverons des orpailleurs sur l’une des nombreuses rivières, entre Manakara et Mananjary. En effet, cette région est réputée pour l’exploitation de l’or.

Après un séjour à Manakara et une excursion sur le canal des Pangalanes, nous prenons la route nationale 12 jusqu’à la ville d’Irondro, située à environ 120 km.

En route, nous nous arrêtons devant une plantation d’épices. Nous faisons la connaissance du propriétaire des lieux. Et c’est avec plaisir et fierté qu’il nous montre les diverses épices de sa plantation.

Madagascar est également réputée comme étant l’île aux épices. Le poivre, le clou de girofle, la cannelle et la vanille sont très prisés et exportés.

Les Malgaches utilisent beaucoup les épices pour cuisiner et pour assaisonner leurs plats. Pour de nombreux Malgaches, la nourriture n’a pas de goût s’il n’y a pas de « Sakay ». Sakay est un mot malgache qui signifie « épicé ». Généralement, c’est un condiment avec plusieurs sortes d’épices dont la base est le piment.

Manakara – Mananjary
Durant ce trajet, nous traversons plusieurs rivières et nous pouvons voir de nombreuses personnes chercher de l’or sur les berges. Beaucoup de familles font ce travail comme principale source de revenus. Malheureusement, malgré un travail acharné, des heures les pieds dans l’eau et sous un soleil qui tape, ces orpailleurs ne gagnent pas beaucoup. Pourtant, beaucoup rêvent de devenir riches … Et d’autres se limitent à penser qu’au lendemain et à la manière de survire.

Les femmes aident aussi leurs maris à chercher de l’or. Et même leurs enfants s’y mettent. Toutefois, les enfants, dont les parents ont la possibilité de les envoyer à l’école la semaine, ne viennent aider que le weekend.

Il faut savoir, qu’à Madagascar, plus d’un million d’enfants ne vont pas à l’école. Dès leur plus jeune âge, ils aident leurs parents dans les champs et sur les rivières.

Manakara – Mananjary
Sur toutes les côtes de Madagascar, les femmes ont un « maquillage spécial » ou plutôt un masque d’une beauté exceptionnelle. Madagascar est un pays où le soleil est toujours au rendez-vous. Et les femmes malgaches sur les côtes veulent protéger leur visage contre le soleil. A cet effet, elles utilisent du bois de santal ou « Masonjoany », en malgache. Ce petit arbre pousse principalement sur la côte Ouest de Madagascar. Les femmes utilisent la poudre du bois de santal comme masque facial pour protéger leur visage des rayons UV, pour raffermir la peau et pour prévenir des rides. Les crèmes sont faites maison et chaque femme a sa propre recette. Avec cette crème de beauté malgache, on peut peindre différents motifs sur le visage. Les motifs sont souvent à base de fleurs ou de feuilles. Et ils sont joliment dessinés sur le front et les joues. Ces masques faciaux sont une tradition courante sur les côtes Ouest et Sud de la grande île.

De nos jours, le bois de santal est également utilisé dans les cosmétiques.

A partir d’Irondro, il ne reste plus qu’environ 50 km pour atteindre Mananjary, qui signifie ville endormie en malgache.

Janvier 2021
Texte écrit par: Koloina PRIORI Antananarivo
Rédigé par Bettina PRIORI Madagaskarhaus Basel